jeudi 21 juin 2018

Mon chemin de croix pour l’Alpsman !

Préparation au top puis catastrophe...

Trois mois d’entraînements en course à pied solides couplés avec du home trainer et un peu de natation me laissaient présager de bonnes choses pour la saison.
Après une inscription à l’Alpsman, je me suis dit qu’un half IM le weekend précédent pouvait être un bon dernier test même si ça pouvait être risqué : bim inscription au Ventouxman !

A 3 jours de la Sky Gran Canaria (72km), dernier fractionné et à 500m de chez moi un cycliste me renverse. Direction hôpital et radio. Résultat : triple fractures de la mâchoire et 2 dents en moins. Nous sommes le 11 avril. Première question que je pose : quand est-ce que je peux reprendre le sport? La réponse cinglante « quelques mois » résonne encore dans ma tête...

Post opérations

Opération le 13 avril, un peu plus de 4h sur la table avec 3 chirurgiens, plaques au menton et mâchoire gauche, puis début de la nourriture molle (soupe, mixer etc.) : bonheur ! On m’autorise à faire de la marche rapide donc je passe deux à trois heures par jour sur un tapis de gym incliné à 15%. Je fais quelques entorses à la règle avec un peu de home trainer sans forcer pour pas faire exploser les points de sutures et surtout respirer me fait mal car il faut ouvrir la bouche lors de l’effort. Psychologiquement c’est difficile...

Une dizaine de jours plus tard, je rentre 2 semaines en France où je fais pas mal de vélo à basse intensité sans jamais forcer dans les montées. Je cours un peu, toujours sans vitesse ~10/12km/h (quand on a pris l’habitude du footing à 13.5/14 km/h c’est une belle régression).

Les différents avis donnés par les assistants chirurgiens de l’hôpital public à propos du sport et de la reprise m'incite à aller voir un spécialiste dans le privé. Après une nouvelle radio, la conclusion est sévère : il faut opérer à nouveau au plus vite 4 semaines après la première opération car l’os du côté sans plaques n’est pas soudé correctement. Nouveau coup dur... Je veux un avis français sur la question : diagnostic confirmé mais les deux me disent que la reprise du sport peut se faire assez rapidement contrairement au précédent.

Je fais une dernière sortie longue la veille de mon opération car je sais que ce sera compliqué par la suite avec les douleurs de retour.

La seconde opération a lieu le 23 mai. Cette fois, seulement 2h et 2 chirurgiens. Le chirurgien me dit que je peux a priori refaire du vélo assez vite et courir après une semaine si la douleur le permet. Il me demande si je veux toujours faire mon IM, réponse affirmative sans hésiter. Pas de contre indication selon lui même si il se peut que je ne sois pas au top de ma forme avec la fatigue de l’opération et le manque d’entraînement. Effectivement l’anesthésie générale me met encore plus KO que la première : une grosse semaine après et je me sens toujours assez faible, à quelques jours du Ventouxman et à moins de 10 jours de l’Alpsman. 

Le Ventouxman

J’arrive la veille de course sur place avec peu de repères depuis l’opération : home trainer avec session de 1h et deux footings. Je me suis forcé à nager 10km sur les 10 jours précédents la courses car je n’avais pas mis les pieds dans une piscine depuis le 10 avril... autant dire que c’est pas sur la natation que je risque de faire la différence ^^

Samedi : retrait dossard et reconnaissance des 10 premiers kms en aller retour et j’enchaîne sur 15min en cap, les sensations sont pas trop mal.

Dimanche :

Natation 

Je pars en retrait et bien sur le bord pour pas prendre de coups dans la mâchoire. Pas d’objectif de vitesse, juste faire attention : 37 min. Loin des 28/29 minutes initialement prévu. Je suis alors 230eme sur les 678 particpants au départs. Transition assez lente (5min) pour éviter de me mettre un coup dans la mâchoire en enlevant la combinaison et c’est partit pour le vélo. A priori il n’y aura pas de pluie mais seulement des nuages. Bonne nouvelle, il ne fera pas trop chaud et on sera sec.

Vélo

Les 30 premiers kms sont assez plats et je perds inévitablement du temps car je ne me suis pas entraîné à des vitesses élevées et surtout le plat n’est pas mon fort... ça double vite, très vite avec tous ces gens qui ne jurent que par les prolongateurs, on en reparlera dans la montée ! Les 35 suivants constituent un faux plat montant avec environ 500m de dénivelés : c’est pas beaucoup mieux et je ne veux pas me cramer 6 jours avant un IM. J’arrive donc au pied du Ventoux en 277eme position... soit environ 20min derrière le top 10.

Ravi de trouver enfin ce col (21km et 1500m de d+) je double un très grand nombre de personnes dont des amis et ma maman qui étaient là pour la course aussi (il aura fallu attendre la montée pour les doubler !). En plus les sensations sont excellentes, je suis en danseuse (position que je préfère quand je suis en forme) pendant quasiment toute la montée : 42eme temps pour le Ventoux en 1h33. Maintenant on mouline un peu dans la descente assez courte de 8km pour arriver à la station de ski du Mont Serein.

Temps vélo : 3h53 pour 94km (99eme position)

Cap

Je me sens frais en posant le vélo et ça se confirme en commençant à courir. Il faut parcourir 4 boucles de 5 kms avec 120m de d+ chacune. Parcours très sympa mais exigeant car il faut relancer souvent, que ce soit en sortie de côte ou en fin de descente.

Sur cette partie comme pour la montée du Ventoux, je ne fais que doubler et je boucle les 4 tours en 1h34 avec une belle régularité de ~23min30 au tour et une 25eme place.

Verdict 

Je finis en 6h12 et à la 75eme place. Pas si mal 10 jours seulement après une opération. J’espère juste ne pas avoir brûler trop d’énergie.

La course est assez sympa, on passe dans de jolies villages en vélo et le Ventoux permet de faire de belles différences pour quelqu’un en forme.

La semaine pré-IM

Du repos lundi puis 1h de home trainer mardi matin et une petite cap le soir. Je ne me sens pas particulièrement fatigué de la course, ce qui est bon signe. Mercredi, 2km en piscine.

J’arrive à Saint Jorioz en fin de matinée vendredi, le temps de monter le vélo et j’enchaîne tranquillement 12km à vélo et 10min en cap. Les sensations sont mauvaises...

Retrait des dossards, nous sommes 432 au départ, je suis le numéro 10 : place privilégiée au parc à vélo mais malheureusement je sais que je ne pourrais pas me défendre aussi bien que je l’aurais voulu.

L’objectif initial lors de l’inscription était ~13h (1h nat, 7h15 vélo, 4h35 cap). Le profil me convenait bien avec 4300m de d+ sur le vélo et 1300m sur la cap. Étant donné que je n’ai pas pu m’entraîner à des intensités assez élevées je sais que je ne pourrais pas tenir un rythme élevé très longtemps en montagne. Contrairement au Ventoux où il n’y avait qu’un col, ici c’est 5 cols. Je revois donc mon objectif à la baisse et me dit que 14h + transitions (1h15 / 7h45 / 5h) serait déjà bien vu ma condition et le fait que je ne pensais pas pouvoir m’aligner il y a encore quelques semaines. Donc adieu le top 10 !

Alpsman : la course

Réveil à 2h pour petit déjeuner : muesli banane yaourt puis une assiette de pâtes, les deux bien mixés car je ne peux toujours pas mâcher. Je sais que la journée va être longue en ne prenant que des gels. Petite sieste de 2h45 à 3h30 puis direction le parc à vélo pour y déposer mes sacs T1 et T2. Amandine (ma copine, présente pour la première fois sur une de mes courses :-) ) et Gaël sont là pour m’accompagner et surtout m’encourager :)

Natation 

A 4h30 on embarque sur le bateau qui va nous lâcher au milieu du lac d’Annecy. Pas trop de stress, je sais que je ne vais pas faire de performance, juste un peu d’appréhension pour la natation : entre peur de prendre un coup à la mâchoire et mon peu d’entraînement pour ce genre de distance. Je suis dans les 10 derniers à sauter du bateau. J’avais pas pensé qu’il fallait alors nager 50m pour aller sur la ligne de départ : petit coup de stress à moins de 3 min du départ !

J’arrive derrière la meute près à s’élancer et à peine le temps de souffler que le départ est annoncé : 5h30. Je pars à mon rythme, toujours un peu de mal à respirer vu que je n’arrive pas à bien ouvrir la bouche.

A mi-parcours, je suis déjà claqué mais mon chrono est honorable (35min). A 3km, des crampes apparaissent aux mollets. Ce n’est pas la première fois, je sais que ça partira une fois sur le vélo mais ça ralentit un peu.

Je finis la natation avec un peu plus de 4km à la montre, bon ok ya des moments je n'ai pas nagé super droit mais avec une mâchoire cassée c’est dur de lever la tête et regarder droit devant en nageant je vous assure !


Le chrono : 1h12 (190eme) pas terrible mais n’ayant pas nagé pendant 6 semaines et repris 2 semaines avant la course il vaut mieux voir le bon côté des choses !

Je sors de l’eau sans voir ni Amandine ni Gaël, je leur avais donné mes temps révisés mais je suis sortit un peu en avance. Ils seront là sur la seconde partie !

Vélo 


Après une transition très correcte (4min) par rapport à ce que je fais habituellement, je pars pour la première ascension du jour : 29km pour 1400m de dénivelé avec une courte descente au milieu. Je décide de partir tranquillement car la journée sera longue et je ne sais pas combien de temps je pourrais tenir à un rythme élevé. Je me dis que le plus prudent est donc de partir à une vitesse assez basse quitte à être frustré par tous ce monde qui double ! Le pédalage en 34x23 commence.

J’arrive donc au premier tiers, petite descente puis c’est partit pour le Semnoz ! Les sensations sont mauvaises, je ne sens me pas super bien, les jambes un peu lourdes, ça ne mouline pas aussi bien que lors de la montée du Ventoux le weekend précédent. J’arrive en haut de la première difficulté en ayant commencé à doubler enfin des gens.

Longue descente dans laquelle j’ai faillit partir tout droit dans un virage dès le départ, j’essaye donc de faire plus attention par la suite. Après une douzaine de kms on attaque la seule partie plate du parcours qui ne dure que 15km, je roule sans forcer et j’arrive au pied du second col. Je vois alors au ravitaillement Amandine et Gael qui me donnent un nouveau bidon, c’est toujours agréable de voir des visages connus :) Lors de la montée jusqu’au col de Plainpalais (12.5km à 5% de moyenne), j’ai de meilleures sensations qu’au début mais je me dis que j’accélérais au second passage : en effet nous devrons passer deux fois à ce ravitaillement avec une boucle de 50 kms et 2 cols.

Je continue à doubler, pas besoin de beaucoup forcer pour monter à une bonne allure, je me sens ok en haut et c’est partit pour la descente : moins technique que la première et les vitesses sont beaucoup plus élevées (80km/h au compteur quasiment sans pédaler). Viens alors le col le plus dur en terme de pourcentages : 8.5 kms à 7%. Le jour de l’inscription je pensais que c’était celui qui devait me permettre de faire la différence, aujourd’hui je vais rester profil bas... On monte progressivement les cinqs premiers kms, tandis que les trois derniers sont entre 9 et 10% de moyenne. Je me mets enfin en danseuse, je ramasse pas mal de monde qui coince dans les pourcentages les plus forts. On arrive au col des Près. Après une matinée nuageuse, le ciel bleu et le soleil sont apparus: il va faire chaud dans l’après-midi. Je continue à bien m’hydrater à raison d’1/2 L de boisson iso toutes les heures et demi environ. Le début de la descente est rapide mais en arrivant au carrefour qui nous permettra de rejoindre le lac et le début de la course à pied, on bifurque et on attaque un long faux plat descendant de 15 kms dans laquelle on ne peut pas s’arrêter de pédaler pour la seconde boucle. Un petit enfer. Je me retrouve avec quatre coureurs et chacun passe devant en alternance, sans drafting of course, mais au moins ça permet de ne pas s’endormir et de garder un certain rythme.


Je vois Gael un peu avant le ravitaillement qui fait la circulation pour aider les bénévoles un peu en galère. Je m’arrête à peine plus d’une minutes au stand pour manger un mélange patate douce/banane bien mixé, histoire de ne pas manger que des gels à cause de ma mâchoire. Je l’avoue, c’est pas bien car je ne l’avais pas testé avant mais bon au point où j’en suis ! Pas vu Amandine, elle me dira plus tard qu’elle était pourtant bien là. Elle découvre le monde du ravitaillement sur triathlon : c’est pas du trail, ici c’est plus formule 1 que pause café ;)

Début de la deuxième boucle, je suis au km 107. Malheureusement je commence à fatiguer, je décide de ne pas accélérer dans le col de Plainpalais et d’aviser dans le suivant... Content d’être en haut du quatrième col, un peu émoussé, je fais la descente toujours en recherche de vitesse, position qui est assez fatiguante à maintenir mine de rien. Dès les premiers virages du col des Près, je sens que je n’ai plus de jambes, finit le 34x23, je passe rapidement en 34x25. Plus le temps passe et plus je vois ma vitesse diminuer, c’est l’horreur, je n’ai plus rien dans les jambes et il reste plus de 50 bornes : le calvaire commence. Sur la fin de la montée je suis même passé en 34x28 tellement j’avais l’impression de reculer. Une dizaine de personnes me double rien que sur ce col. Je change de bidon au sommet et prends des gels. Après la courte descente, j’arrive au carrefour et je prends la direction de fin de course, assez relatif comme notion quand on sait qu’il reste une quarantaine de kilomètres.

Sur cette dernière portion, plus de cols répertoriés mais une succession de coups de culs qui vont faire mal au jambes et au moral. Il reste environ 400m de dénivelé. Après la première bosse, Amandine et Gael m’attentent au ravitaillement. J’en profite pour remplir ma deuxième gourde, leur dire que je suis claqué mais les voir me donne peu de motivation : ce n’est pas une triple fractures de la mâchoire et deux anesthésies générales en 5 semaines qui vont m’empêcher de terminer un Ironman quand même ! Come on ! C’est dans la tête, et je continue sur un rythme assez lent pour enchaîner les trois bosses suivantes. Dur, très dur pour le moral de se faire doubler par encore une vingtaine de personnes. J’arrive tant bien que mal en haut du col de LesChaux en m’accrochant de loin à un coureur de la même catégorie d’âge que moi. Bon ok cette fois je ne suis pas là pour la gagne mais j’ai encore mon esprit de compétiteur.  Enfin j’aperçois le lac d’Annecy, quel bonheur ces 13 kms de descentes. Je pédale un peu pour ne pas avoir les jambes trop raides avant d’attaquer la course à pied. J’espère juste en avoir encore un peu pour le faire, je me dis que ce n’est pas exactement les mêmes muscles donc il y a une chance que ça passe.

Pendant les trente derniers kms je commençais à faire des calculs pour savoir à quelle vitesse je devrais courir les 3 boucles de 8.4 kms pour pouvoir sonner la cloche avant 17h30 (12h de course) et monter en haut du Semnoz pour la deuxième fois de la journée mais cette fois en trail. Si je cours à 10 km/h ça passe.

Cap/trail


Je pose le vélo après 8 heures d’efforts, très loin de l’objectif initial et un peu après le temps révisé. Il est 15h. Je suis à la 104eme position. Petit plaisir avant de partir, j’avale une grosse dose de lait concentré :) Je me surprends alors et me rends compte que courir me donne de meilleurs sensations que la fin du vélo. Je décide de partir à 4min40 du km, plus rapidement serait du suicide vu que je n’ai pas fait de vitesse depuis le 11 avril...

Il fait chaud, 27 degrés, heureusement la boucle est par moment sous les arbres. On passe au début le long du lac (très sympa) pendant 4.5 kms puis on part dans les champs en passant par une sorte de zone industrielle sur 1 km moins agréable, avant de revenir au lac. Il y a 3 ravitaillements sur chaque boucle sur lesquels j’en profite pour me renverser un ou deux pichets d’eau sur la tête et essayer de faire refroidir le corps.


Je finis la première boucle à un peu plus de 12.5 km/h de moyenne (17eme temps). J’ai doublé pas mal de monde, le moral est revenu et les encouragements, deux fois par tour, d’Amandine et Gael me donnent de l’énergie. Un gel et je commence la deuxième boucle. Le rythme chute un peu, je commence à avoir des maux de ventre. Je me bats un peu plus pour garder le rythme. La première féminine, que j’ai rattrapé au début de son dernier tour lorsque j’attaquais mon second, me talonne. Je dois m’arrêter pour une pause « tactique » à la fin de la boucle. Je termine le second tour avec une vitesse moyenne de 12 km/h, j’ai réussi à conserver une allure correcte (39eme temps). J’aurais bien aimé qu’Amandine fasse les 8 bornes suivantes avec moi mais ce n’était pas officiellement autorisé. On ne va pas risquer un carton. Ce sera donc un nouveau gel, de l’eau et c’est tout ! Après coup je me dis qu’avec tous les VTTs ou même coureurs qui accompagnaient un participant, ce serait passé.

Je sais que je vais passer la barrière horaire mais la fin du parcours est difficile et j’arrive à la cloche en me demandant bien comment je vais faire pour grimper là-haut. J’ai mis 2h05 pour effectuer les 25 premiers kms, soit une vitesse moyenne de 12 km/h. Environ 15/20 minutes plus long que ce que je souhaitais faire à l’origine mais en ligne avec la révision. Je change mes chaussures de route pour une paire plus adaptée de trail, je sonne la cloche et je commence à marcher (oui je suis un peu mort maintenant!) sur les premiers 800m en compagnie d’Amandine et de Gael, qui a maintenant le droit de me suivre jusqu’au sommet : 16km pour un peu plus de 1300m de dénivelé. Je suis 63eme, belle progression sachant que je n’avançais plus du tout sur le vélo !

Je recommence à courir sur un faux plat montant bien usant. Gael m’aide beaucoup et me permet de courir (ou plutôt trottiner) après des côtes trop sèches qui m’ont contraint à marcher. Les 10 premiers kilomètres sont durs car il faut courir souvent sur un terrain assez boueux par moment, avec quelques courtes descentes, et nécessitent énormément de relances. Mais c’est quand même plus agréable d’être à deux ;) Je continue à doubler pas mal de personnes.

Le plus gros du dénivelé se situe sur les 5 derniers kilomètres. Les jambes sont dures. Aux 3 ravitaillements de la montée, ne pouvant plus ingurgiter de gels (trop de sucres), j’ai adopté la stratégie « tucs dans un verre de coca » pour qu’ils deviennent bien mous et soient facile à avaler sans mâcher. Manger saler me fait du bien.

Come on ! Nous sommes à 2 kms de l’arrivée et nous apercevons enfin le sommet après un long moment dans la forêt au frais. Le soleil à cette heure n’est plus dérangeant et le paysage est magnifique. Je vois 3 concurrents pas très loin devant. Gael me motive. Je décide alors de tout donner pour les doubler. C’est les yeux humides, de douleurs, que je double le 3eme à 200m de l’arrivée et que je passe l’arche finale : 14h20. Amandine était là pour notre arrivée, heureuse que ce soit terminé sans que je ne me sois fait mal à la mâchoire. Je me classe 36eme sur la partie course à pied.


Conclusion

Le temps final est assez anecdotique. Le classement également : je finis à la 43eme place. Malgré ma belle remontée sur la partie course à pied, je pense honnêtement qu’avec une préparation non tronquée et une mâchoire non cassée, j'aurais pu terminer dans mon objectif de 13h et accrocher le top 10. Nous ne le serons jamais et avec des si on gagne à Kona ! Je suis malgré tout content d'être allé au bout de la course et le volume ne sera pas perdu pour la suite de la saison.

Selon moi le parcours vélo est challengeant sans être trop dûr si l'entrainement a été suivis : il n'y a pas vraiment de cols avec des forts pourcentages de bas en haut comme à l'Evergreen ou au Swissman par exemple. Les paysages sont sympas, avec la natation dans le lac d'Annecy et l'arrivée en haut du Semnoz avec une superbe vue.

Après la course, j'ai vu mon chirurgien privé qui m'a demandé le résultat de ma course et n'y croyait pas au début. Il pensait que j'abandonnerais dû à la fatigue des deux anesthésies générales et du manque d'entrainement. Je lui ai répondu que lorsque la tête le veut, le corps le peut :)

Maintenant, cap sur l'objectif principal de la saison : la Diagonale... en espérant qu'après une nouvelle anesthésie générale prévue début juillet je sois tranquille jusqu'en octobre.

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