vendredi 2 septembre 2016

Triathlon L de l'Alpe d'Huez 2016



Drôle d’idée de s’inscrire sur le "Long" de l’Alpe d’Huez moins de 8 semaines après l’IM de Nice… Mais après réflexion, je me dis que si je ne suis pas blessé après Nice, je n’aurai pas à fournir un effort monstrueux pour rester entrainé quelques semaines de plus…

C’était sans compter sur l’effet fatigue et lassitude !
Effectivement j’ai terminé (à un rythme tranquille) l’IM de Nice sans dommage, mais les jours qui ont suivi, j’ai drastiquement baissé le régime d’entrainement…
Heureusement j’ai continué à rouler un peu, mais jamais avec des « vraies » côtes… et plutôt des sorties courtes.
Pour la nage, aucune séance ! Et juste une sortie en course à pied, à un rythme super lent, et sans aucun jus dans les jambes.

Bref ça s’annonce mal !
Heureusement la météo annonce un super temps, on va essayer de limiter la casse en faisant une belle balade estivale.

Avec Zanzan et Christophe nous avions réussi à nous organiser pour voyager ensemble en TGV, louer une voiture assez grande et classe pour nous et les vélos, et louer un appart sur la station. A refaire, car c’est beaucoup plus sympa de se retrouver à plusieurs, ça divise les frais, et ça permet de bien gérer le timing d’avant course, toujours un peu compliqué. 

Départ groupé de l’Alpe d'Huez (en retrouvant Eam-Hav et Sébastien), pour descendre au lac du Verney par un itinéraire pas toujours plat, et parfois pittoresque (merci Zanzan pour les passages par les escaliers, histoire de réveiller un peu le corps, et le préparer à cette rude journée !)

Derniers préparatifs sur le parc à vélo, puis mise à l’eau par un entonnoir, qui engendre un joli bouchon… si bien que je suis encore à 30m du départ lorsque le coup de feu retenti. Au moins je ne risque pas d’être dans la mêlée ! Pas de difficulté avec la température de l’eau, qui cette année est tempérée (16°), d’autant que j’ai mis une cagoule néoprène (il faut dire que je vais passer plus de temps dans l’eau que la grande majorité des concurrents….). Par contre 8 semaines sans nager, et le peu de technique et sensations que j’avais acquis sont perdues… Je peine même à crawler, et il me faudra des passages en brasse pour boucler les 2200m.
Sortie de l’eau, transition, et c’est parti pour les 3 cols de la journée.Les premiers kilomètres sont plats, ça permet de préparer les jambes pour la suite… Par contre la circulation n’est pas coupée, et nous sommes cantonnées sur une voie cyclable assez étroite, au raz des camions et voitures, pas super agréable. Cela permet aussi aux arbitres de s’en donner à coeur joie : la piste cyclable étant étroite, les cartons pour drafting pleuvent, sur les concurrents… Au pied du premier col, c’est un peu rageant d’entendre un arbitre super contant de lui, dire à un de ses collègues : « déjà 2 pages de pénalités, on va faire fort aujourd'hui ! ». Sont-ils rémunérés au carton ? Autant je suis contre le drafting, autant pénaliser un concurrent lorsqu’il vient de se faire doubler et que le gars se rabat juste devant lui, car la piste cyclable est étroite, je ne comprends pas… Le plus important n’est-il pas la sécurité et donc de rester le moins longtemps possible sur la voie commune avec les voitures ?

Je reste donc vigilant, mais de toute façon, sorti dans les 100 derniers de l’eau, j’ai la chance d’être un peu plus fort à vélo que les concurrents autour de moi !
1er montée, l’Alpe du Grand-Serre. Les jambes répondent bien, et je suis le conseil de Zanzan : « En bas de la côte, tu mets tout à gauche, puis tu gagnes 1 ou 2 pignons, comme ça tu sais que tu as un peu de marge si ça devient trop dur. La montée est assez constante entre 7 et 9%, mais ça se passe bien. D’autant mieux qu’il fait encore frais, et que nous roulons à l’ombre des arbres. Même pas eu besoin de passer les "1 ou 2 pignons de secours" !
Arrivée au sommet (965 m de D+), je suis bien, et j’attaque la descente sereinement.
Kilomètre 71 c’est le début du second col. Assez long, mais à la pente douce (4 ou 5%). Mais là, c’est l’angoisse : les jambes sont lourdes, et je ne rattrape plus personne. Aurais-je trop donné dans le 1er col ? C’est étrange, car je n’avais pas la sensation de trop forcer. Du coup je m’alimente bien, je bois, ça va peut-être passer ?
Kilomètre 105, dernier ravitaillement avant la montée de l’Alpe d’Huez. Je suis dans le dur, et je ne me vois pas du tout monter l’Alpe ! Abandonner ? Je décide de m’arrêter, me ravitailler beaucoup, prendre quelques minutes de repos, puis de faire le point.
5’ plus tard je remonte à vélo, et avant de mettre les cales pieds, j’ai l’idée de vérifier si ma roue avant (celle que j’ai acheté après ma mésaventure à Nice), et qui est en 25 (alors que ma roue carbone est en 23), ne frotterait pas. Je soulève le guidon du sol, donne une impulsion sur la roue… qui tourne tant que je la pousse, mais s’arrête dès que je la lâche… Depuis la descente de l’Alpe du Grand Serre ma roue touche le frein…
J’ouvre l’étrier de frein à fond, teste si la roue tourne... c’est bon, je vais pouvoir monter ! C’est rageant, mais rassurant aussi de voir que le gros de ma fatigue vient de là…


Arrivé la veille je n’avais pas eu l’occasion de monter à l’Alpe d’Huez à vélo, mais heureusement nous avons fait la côte en voiture avec les commentaires de Christophe dans chaque virage. Je savais donc que les 4 premiers seraient super raides, que cela irait mieux pour les suivants, et que de nouveau la fin serait compliquée ! J’ajuste mon effort en conséquence. Effectivement "super raide" au début, à se demander si l’on va tenir, mais finalement ça passe ! Plus simple passé le 4ème virage, avec plusieurs fois l’occasion de reprendre son souffle, et la fin me parait effectivement interminable, d’autant que cela commence à bien chauffer.
Arrivée au parc à vélo bien "cuit, mais pas seulement par le soleil.  

La course à pied est une boucle de 7km, à effectuer 3 fois, et avec un peu de dénivelé (100m D+ à chaque tour). A peine parti, c’est sympa de croiser Emmanuel, qui court à un bon rythme, alors qu’il a 2 tours d’avance, l’arrivée n’est plus très loin pour lui !
J’effectue le premier tour en mode reconnaissance, pour voir où sont les difficultés, le second en mode résistance, et le dernier en limitant la casse (bon d’accord j’ai marché un peu dans la montée, plus par flemme et par imitation des gars autour de moi, que par réelle nécessité)...
Je passe la ligne d’arrivée en 9h53… c’est bien long, mais j’ai beaucoup aimé ce triathlon, et je suis bien motivé pour revenir ici tenter de faire mieux l’an prochain (et en vérifiant mieux mon matériel la veille de la course...) !

Le lendemain la fatigue est encore bien là… mais le soleil aussi. Direction la piscine pour enchainer des longueurs à fond se détendre peinard les jambes dans l’eau fraiche.
Déjeuner en terrasse avec Christophe pour revenir sur nos impressions de course pendant que Zanzan est reparti faire des cols.. (mais comment fait-il ??), puis il est temps d’aller encourager les UASG qui vont en découdre sur le M, avec la chaleur qui s’installe ! Go Go GO !!



PS
De retour à Paris j’ai étudié un peu mieux pourquoi ma roue s’était mise à toucher un des patins de freins. J’avais pourtant fait quelques essais de cette roue, et n’avait pas noté ce problème. En bas de ma fourche, dans chaque mâchoire, il y a une petite pièce d’usure, visée dans la fourche, et qui est en contact avec l’axe de la roue.Cette pièce avait pris du jeux, quelques millimètres, faisant que la roue s’était calée à quelques millimètres de son axe central…et donc en butée contre le patin de frein...

3 commentaires:

  1. Non mais tu crois que tu vas nous avoir avec ton histoire de frein :)

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  2. Ahah ! heureusement j'ai des témoins ! Mais de toute façon, tu verras bien mon temps l'an prochain... surtout que je compte sur toi pour être là aussi !

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  3. Objectif - de 9h30... (pour moi), et sans doute - de 8h30 pour toi !

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