mercredi 9 juillet 2014

Ironman de Nice (CR No2)

Juin 2014 - Les précédents CR du blog (Fabrice 2013 et les précédents) et les nombreuses discussions depuis 6 mois avec les anciens (Florian, Guillaume, Eric, Cyril, Manu, David, Jérome, Christophe) auront fait ressortir pour moi plusieurs aspects: 
1/ L'ironman est une épreuve longue distance. Aller trop vite sur le vélo est une grosse erreur. 
2/ L'ironman est une course. Ne pas non plus aller trop lentement, en particulier sur le vélo. 
3/ L'ironman demande une gestion particulière: 3-6 mois d'entrainements, puis 10j de tappering spécifiques pour être au top, nutrition et hydratation primordiales avant et surtout pendant l'épreuve, matériel à bien penser et préparer (je partirai en vélo avec 2 chambres à air, des capsules d'air comprimé, et ma petite pompe, just in case), stress à contrôler, mental avec des hauts et des bas, blessures et bobos divers.

Samedi 28 juin à 16h30, ça y est le vélo est posé dans son parc. Il fait chaud, j’amène les sacs en ressassant pour une 100e fois ce que j’ai pu mettre dedans. Les dés sont lancés, l'ambiance au top. 
18-20h, il faudrait penser à ce dernier diner mais le Brésil et le Chili jouent les prolongations… puis les tirs aux buts ! Pâtes et jambon ensuite, sans excès car les réserves étaient déjà pleines. Dodo pour quelques heures.

Réveil à 4h le jour J, un peu avant l’alarme prévue. Sportdej, trifonction, préparation des bidons et des powerbars, une 3e chambre à air pour le sac "special need" vélo, et direction le parc à vélo vers 5h20 où l’agitation est impressionnante. Je retrouve Vincent sur la rampe, qui enfile sa combi et on part s’échauffer. Il est 6h, le départ sera lancé dans 30 minutes. DJ Style au micro essaie de chauffer le public venu nombreux assister au départ. Le jour se lève sur la baie des anges, mer d’huile, nous y sommes !

Je me glisse dans le sas -1h02, le chrono est trop ambitieux mais je suis à la lettre les conseils de Guillaume, et me souviens vaguement qu’Edouard nous disait de partir en surrégime avant de poser sa nage. Difficile à faire ici, tellement c’est dense. Du début à la fin, toujours quelqu’un à proximité, au mieux il chatouille les pieds, au pire il s’accroche, tire ou tape. 
Sortie à l’australienne à mi-parcours, le banc de sardines devient un troupeau de buffles. Ca pousse. 2e boucle puis quelques minutes à l'arrêt pour remonter l'escalier qui mène à T1.

8h moins 20, j’enfile mon maillot de cyclo par-dessus la trifonction. Des orages sont prévus dans l’arrière pays. L’objectif global serait de rouler en 6h sans se griller soit 30 km/h de moyenne, stratégie testée au half de Rapperswill 4 semaines plus tôt (Ironman 70.3 Switzerland), sur un parcours lui aussi vallonné : 2,000m de D+ à Nice contre 1,000m au 70.3.
Arnaud me dépasse dans la montée du col de l’Ecre, l’occasion de discuter quelques minutes côte à côte et de plaisanter un peu. Vincent doit logiquement être derrière puisqu’il avait prévu de se changer à T1. Un peu plus tard, les premières goutes de pluie sont assez bienvenues… Ce qui ne sera pas du tout le cas des grosses averses et grêlons qui nous tomberont dessus sur la fin du parcours vers 12h30, quand la fin de la descente était déjà technique sur route sèche. Beaucoup de dégâts pour nos concurrents, quelques camions pompiers, et de petites frayeurs pour nous.  

13h35, T2, je pose mon vélo et Vincent arrive juste derrière, qui m’encourage encore. Bel esprit UASG entre nous tous jusqu’à l’arrivée! En ce début de marathon il pleut encore un peu. Je pars au feeling sur le premier semi. Un concurrent avec une trifonction « Police » et une boucle d’avance me conseille en passant de raccourcir ma foulée car nous sommes dans une petite montée (0.5%?). Pour allonger plus loin quand ça descend, me dit-il avec un clin d’œil, j’acquiesce vaguement, c’est technique !  
Pour le second semi, 3e et 4e boucles, la température monte vraiment et il faut s’accrocher. Le chrono galvanise, mais mon accélération se paie immédiatement sur le chemin du retour. Il fait maintenant très chaud, je passe sous les douches et m’arrête à tous les ravitos en marchant quelques pas. Les encouragements familiaux sont le bienvenu, jusqu’à ce qu’un arbitre bougon me menace vaguement d’un carton rouge pour « aide extérieure » alors que j’échangeais quelques mots avec ma petite sœur dans ma 3e boucle, j’ai un peu de mal à le prendre au sérieux mais joue profil bas.

Arrive enfin le dernier demi-tour, puis la ligne d’arrivée…. 

Il est alors 17h30, et une belle première page vient de se tourner pour nous trois pour ce 1er ironman.

Après un petit massage, nous retrouvons Manu au ravitaillement d'après course. Et revivons cette expérience, pour nous mémorable!

Sur internet: Les-forcats-de-nice




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