mercredi 2 juillet 2014

CR ironman de Nice, mon premier - By Vincent. J

Mon premier Ironman :  Nice 2014

Historique

N’ayant pas rédigé beaucoup de CR depuis mes débuts à l’UASG (d’ailleurs si vous arrivez à la fin de celui-là vous me remercierez), je me dois de faire un petit historique car il y a deux ans et avant de croiser les hommes en rouge et noir de la section tri UASG, je n’aurai jamais pensé faire un Ironman. Tout commence au triathlon de paris en 2012, mon premier triathlon, je croise pour la première fois des membres de la section tous réunis dans le parc à vélo avant le départ, je me dis alors que ça doit être top de faire ça en groupe ! Ce premier triathlon terminé, je décide donc d’aller voir Eric pour m’inscrire dans la section ainsi qu’au triathlon de la Baule, ça y est j’intègre l’équipe. S’en suit une année d’apprentissage au côté de ces athlètes peu avare en conseil et en encouragement,un stage mémorable à Montbrun les bains, un triathlon àBelfort transformé en duathlon puis un semi Ironman à Aix en Provence. Suite aux conseils de la bande, je me lance et m’inscris alors à l’Ironman de Nice.

La prépa

Dès début janvier, je me lance dans la préparation de cette course enchainant les séances de piste, les longueurs de natmais surtout les longues sorties dans les Yvelines ou en Chevreuse avec la « bande de Marco » qui m’a appris à rouler en groupe mais aussi de bien progresser.

Peu de chose à signaler pendant cette période hormis une petite tendinite au talon d’Achille entre mi-mars et mi-avril (je mets ca sur le compte des longueurs réalisées en battement, bonne excuse pour sauter ce bloc lors de la suite de la prépa ;) ). Pour la deuxième année, nous repartons en stage avec les cyclos, cette fois c’est le soleil du Var, magnifiques parcours à vélo, un peu de nat en mer et quelques enchainements en CAP. Les sensations sont bonnes, les conseils des anciens sont bien enregistrés dans un coin de ma tête et la confiance augmente (en continuant comme ça, j’arriverai au bout de la course).

3 semaines plus tard, l’ironman 70.3 de Rapperswill, cadre magnifique, parcours superbeorganisation au top du top et super équipe UASG. Je suis dans un bon jour et réalise une bonne course, je break la barre des 5h (en continuant commeça, je termine en moins de douze heure).

Je récupère très bien de cette course et peut continuer à remettre du volume pour les quinze derniers jours avant le début de la période d’affutage. Je me fais notamment un gros w-e la semaine d’après puis commence à réduire le volume n’hésitant pas à m’octroyer quelques jours de repos entre J-15 et J-11 .

Les 10 derniers jours sont à la cool…petit vélo, petit run et petite nat hors mis deux sollicitations à J-10 et J-4 histoire de stresser le corp ;)

La course

J’arrive à Nice le jeudi en début d’après-midi afin de réaliser sereinement les démarches pré course, récupérer les dossards,préparer les sacs de transition, repérer les lieux, retrouver les copains pour une petite baignade puis bien sûr la traditionnelle insomnie la nuit précédant la course. De toute façon, il faut se lever tôt.

Réveil 4H30, petit dej gâteau sport et banane puis départ vers Nice. Je prends mon temps dans le parc pour regonfler mes roues, préparer mes barres et mes bidons et je visualise bien mon emplacement.

6h, c’est l’heure de sortir du paret de se diriger vers la plage, je retrouve Bertrand avec qui nous allons nous échauffer, l’eau est bonne, pas de vague, c’est cool ! Je me place dans le sas -1h14 en me disant : mieux vaut être en première ligne -1h14 qu’au milieu de -1h10. Je retrouve mes partenaires d’entrainement de l’ACBB, je suis plutôt relax à 2 min du départ. Boum, le coup de pétard. Ca part vite, je m’attendais à un gros carnage mais je me prends aucun coup sur les premier 100m puis bam, grosse droite dans la gueule, les lunettes de travers, je les remets vite, en profite pour regarder le mes qui m’a fait ca et là je m’aperçois que c’est justement le gars avec qui je nage deux fois par semaine LOL (il a voulu m’éliminer dès le départ). Finalement, je trouve ça amusant (même si je me retrouve avec un bon cocard) et repart sans aucun problème, je pose ma nage assez facilement et reste sur un rythme cool en restant sur l’extérieur, me disant que je préfère faire 100m de plus et éviter la baston à chaque passage de bouée, j’arrive à la sortie à l’australienne, 36 min, exactement ce que je voulais, parfait, je continue donc sur ce rythme pour sortir en 1h13. Je bats des jambes sur les 200 derniers mètres afin de me mettre à courir direct en sortant de l’eau et là,bouchons !! Le parcours emprunte un petit escalier et bien entendu, en arrivant avec le peloton dans l’entonnoir, ça ne passe pas, nous marchons donc vers cet escalier et 2 min de perdu bêtement. Une fois passé je peux me mettre à courir vers mon sac, je le trouve direct, file sous la tente et ayant pris l’option de changer complètement de tenue, je perds un peu de temps. Je sors puis récupère mon bike et c’est parti !

Je pars tranquillement sur les premiers km en me fixant sur ma fréquence décidée lors de ma prépa. Je suis étonné, à cette fréquence cible je roule les 20 premiers km à 35 km/h de moyenne et double pas mal de concurrents, arrive ensuite la côte des Condamine, première difficulté de la journée, elle passe plutôt bien mais il y a quand même 3 ou 4 km de côte derrière pour monter sur Gattières, et là je commence à me faire reprendre par quelques concurrents que j’ai doublé sur le plat, je me rassure en me forçant à rester en zone de confort eten me disant que les forces économisées me serviront plus tard.. D’ailleurs, nous voilà de nouveau sur une portion plutôt plate, je me pose de nouveau sur le prolongateur et reprends une bonne partie des concurrents m’ayant doublé dans la montée ainsi que de nouveaux concurrents. Aidé par les bips de mon compteur je n’oublie pas de m’hydrater toutes les 10 min et de m’alimenter toutes les 20 min. Ca y ‘est j’arrive sur la grosse difficulté de la partie vélo, le col de l’Ecre 20 km de montée pour 800 m de D+. Comme pour la première côte, je reste sur ma fréquence cible et me fais pas mal doubler, çacommence même à m’énerver mais encore une fois je ronge mon frein pour ne pas me mettre dans le rouge. De plus, ma copine et ma famille sont la pour me supporter, ça remonte le moral. Après Gourdon, la pluie commence à tomber, le temps de terminer le col, arriver en haut et me dire : « bon, il pleut, je ne vais pas m’arrêter prendre mon sandwich pour le tremper, je continu ». Je repense encore une fois aux conseils avisés et relance fort sur le plat et la descente en prenant de belles trajectoires, je reprends sur cette portion de 30 km de nombreux concurrents, puis de nouveau un petit col, cette fois-ci je le passe plutôt bien et pour une fois, c’est moi qui double dans la montée. Je croise alors Arnaud puis Bertrand sur l’aller-retour vers le col de Vence, les deux sont en train d’envoyer comme des machines en position aéro. Après ce passage il ne reste que de la descente et les derniers 20 km de plat, je regarde mon chrono et commence à me dire que je peux peut être passé sous les 6h si j’envoie bien !! Problème, il se met à pleuvoir et la route devient très très glissante, capasse encore entre Coursegoules et le Broc mais à partir de leBroc, c’est le carnage… J’ai dû voir en direct 6 ou 7 chutes et de nombreux concurrents arrêtés sur le côté en train de ramasser leur vélo. Je fais attention mais je me sens assez à mon aise, certainement l’expérience du stage à Montbrun et la descente du col du Perty vers Orpierre. La fin du parcours se fait sous une pluie battante, je reste collé à mon prolongateur et termine les 60 derniers km sur une allure de 37 km/h, en arrivant sur la promenade, j’aperçois Emmanuel qui est déjà au niveau de l’aéroport, qu’est ce qu’il est fort !!! Je pose finalement le vélo en 5H45 au moment  il s’arrête de pleuvoir.

Comme à T1, je me change complétement, de toute façon, je suis trempé donc c’est aussi bien. Je suis d’ailleurs bien content d’avoir laissé une seconde paire de chaussette dans le sac run au cas où

 

C’est donc sec que je pars sur le marathon, comme sur les entrainements d’enchainement, je me sens invincible en partant mais je me freine en ayant en tête mes lectures lors de mon premier marathon l’an dernier (les secondes gagnées sur les premiers km peuvent se transformer en minutes de perduessur les derniers) et reste sur mon allure cible de 5min/km. Le premier 10 000 passe nickel en 50 min. En plus j’ai la chance de croiser mes supporters du côté de l’aéroport, j’ai donc deux motivations par tours, aller chercher mon chouchou et allerparler un peu à mes proches. Hormis ça, rien de très spécialàchaque ravito la même rengaine, un verre d’eau puis un verre d’iso sans m’arrêter et un gel en plus tous les 5 km. Par contre, ce qui est sympa sur ce marathon c’est de croiser les copains, un petit encouragement et on repart… Je vois au fur et à mesure que mon allure dérape un peu mais rien de bien préoccupant 55 min au second 10 km, 57 min au troisième. A 15 km de l’arrivée, en passant à côté du chrono de l’aéroport, je commence à croire qu’un sub 11h peut être jouable (je n’y avais jamais songé) si je reste sous les 6min/km. Je me ravise en me disant que tout se jouera certainement au moment où je serai confronté au fameux mur du marathon au km 30. Finalement, les 10 km suivants passent et le mur n’est toujours pas là et sentant que j’en ai encore dans les jambes, je décide d’accélérer sur les 5 derniers km que je termine à 12km/h. Je ralentis un peu pour le passage de la ligne d’arrivée : Quel Bonheur, ça y est, je suis un IRONMAN et en plus je break la barre des 11 h, quel bonheur. Comme quoi le travail paye !!!

Je suis totalement conscient que tout ça ne se serait pas du tout déroulé de la même manière sans tous les conseils que j’ai pu recevoir à vos côtés, merci à tous !!!! Je remercie aussi mon amie pour sa patience et son soutien mais aussi ma famille et mes potos toujours présents et compréhensifs.

 

Vincent J

2 commentaires:

  1. Bravo Vincent.

    Ayant rédigé quelques CR l’an dernier, je commence ici la veille de la course :

    Samedi 28 juin à 16h30, ça y est le vélo est posé dans son parc. Il fait chaud, j’amène les sacs en ressassant pour une 100e fois ce que j’ai pu mettre dedans. Les dés sont lancés. 18-20h, il faudrait penser à diner mais le Brésil et le Chili jouent les prolongations… puis les tirs aux buts ! Pâtes et jambon ensuite, sans excès car les réserves sont déjà pleines.

    Réveil à 4h le lendemain, un peu avant l’alarme prévue. Sportdej, trifonction, préparation des bidons et des powerbars, et direction le parc à vélo vers 5h20 où l’agitation est impressionnante. Je retrouve Vincent sur la rampe, vous le savez déjà, qui enfile sa combi et on part s’échauffer. Il est 6h, le départ sera lancé dans 30 minutes. DJ Style au micro essaie de chauffer le public venu nombreux assister au départ. Le jour se lève sur la baie des anges, mer d’huile, nous y sommes !

    Je me glisse dans le sas -1h02, le chrono est trop ambitieux mais je suis les conseils de Guillaume, et me souviens vaguement qu’Edouard nous disait de partir en surrégime avant de poser sa nage. Difficile à faire ici, tellement c’est dense. Du début à la fin, toujours quelqu’un à proximité, au mieux il chatouille les pieds, au pire il s’accroche, tire ou tape.
    Sortie à l’australienne à mi-parcours, le banc de sardines devient un troupeau de buffles. Ca pousse.

    8h moins 20, j’enfile mon maillot de cyclo par-dessus la trifonction. Des orages sont prévus dans l’arrière pays. L’objectif global serait de rouler en 6h sans se griller soit 30 km/h de moyenne, stratégie testée au half de Rapperswill 4 semaines plus tôt sur un parcours lui aussi vallonné (1600m de D+ à Nice contre 600m à Zurich).
    Arnaud me dépasse dans la montée du col de l’Ecre, l’occasion de discuter quelques minutes côte à côte et de plaisanter un peu. Vincent doit logiquement être derrière puisqu’il avait prévu de se changer à T1. Un peu plus tard, les premières goutes de pluie sont assez bienvenues… Ce qui ne sera pas du tout le cas des grosses averses et grêlons qui nous tomberont dessus sur la fin du parcours vers 12h30, quand la fin de la descente était déjà technique sur route sèche. Beaucoup de dégâts et de petites frayeurs. L’organisation est beaucoup moins présente qu’en Suisse pour signaler les nombreuses difficultés.

    13h35, T2, je pose mon vélo quand Vincent arrive juste derrière, qui m’encourage encore. Bel esprit UASG entre nous 4 jusqu’à l’arrivée! En ce début de marathon il pleut encore un peu. Je pars au feeling sur le premier semi. Un concurrent avec une trifonction « Police » et une boucle d’avance me conseille en passant de raccourcir ma foulée car nous sommes dans une petite montée. Pour allonger plus loin quand ça descend, me dit-il avec un clin d’œil, j’acquiesce vaguement, c’est technique !
    Pour le second semi, 3e et 4e boucles, la température monte vraiment et il faut s’accrocher. Le chrono galvanise, mais mon accélération se paie immédiatement sur le chemin du retour. Il fait maintenant très chaud, je passe sous les douches et m’arrête à tous les ravitos en marchant quelques pas. Les encouragements familiaux sont le bienvenu, jusqu’à ce qu’un arbitre bougon me menace vaguement d’un carton rouge pour « aide extérieure » alors que j’échangeais quelques mots avec ma petite sœur, j’ai un peu de mal à le prendre au sérieux mais joue profil bas.
    Arrive enfin le dernier demi-tour, puis la ligne d’arrivée…. puis Vincent et Arnaud ;-)

    Il est alors 17h30, et une belle première page vient de se tourner pour nous.

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  2. NB. correction après upload de mon Garmin: 2,000m de D+ à Nice contre 1,000 au half de Zurich

    ++
    Bertrand

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