mercredi 16 juillet 2014

CR du Engadin Swim&Run en Suisse - by Florian

C’est pas du triathlon, c’est pas du trail non plus.. Engadin Swim&Run !

 

Le principe : enchainer des sections de natation (dans des lacs de montagne) et de la course à pied (version trail) par équipe de 2. Au total, un peu plus de 6km de natation (divisé en 8 sections) et 46km de trail (divisé en 9 sections) pour 1500m de D+. Un concept en forte expansion en Suède et qui s’exportait pour la première fois en dehors des frontières scandinaves.

Et qui dit multiples enchainements dit optimisation des transitions : il s’agit donc de courir en combinaison et de nager en chaussures + sac à dos !! Plaquettes / Pull-buoy sont aussi autorisés mais on fera le choix de s’en passer.

 

C’est donc avec Damien (mon frère) que je décide de participer à cette première édition. Au moment de l’inscription, les organisateurs évoquent une eau entre 12C et 15C. Ca semble froid mais jouable.. Quelques jours avant la course, on apprend finalement que ce sera entre 9C et 10C, c’est pas la même histoire ! Ah et j’oubliais : la course se déroule à 2000m d’altitude..

Arrivée la veille à Engadin, la cadre est incroyable (un enchainement de lacs de montagne dans la vallée de l’Engadin, à côté de St Moritz en Suisse) mais il y a de la neige partout (quasiment à notre altitude) et des torrents de neige fondue se déversent dans les lacs. On décide d’aller gouter l’eau pour tester une dernière fois le matos : crampes aux jambes, souffle coupé, visage et mains congelés au bout de 3mn… Le stress monte ! Inutile de préciser que la nuit précédente est courte, très courte J

 

Matin de la course, le départ est donné sous un grand soleil (c’est déjà ça de gagné!) et on se réchauffe très vite sur la première portion de course à pied. On attend presque la natation avec impatience ! Premier tronçon de nat de 250m : c’est froid, ça pique.. Au bout de 150m, j’ai le souffle court. Je me concentre pour me calmer, je passe un peu en brasse. La première nat est quand même bouclée rapidement. Sur la cap, ça avance bien : on marche vite dans les montées, on attaque dans les descentes et on double quelques concurrents. On se fait également doubler et on échange quelques mots avec Lucie Croissant (Miss Norseman) qui a l’air vraiment facile et pas du tout effrayée par la température de l’eau (on doit pas être fait pareil !!). Deuxième nat de 500m : ça s’allonge mais ça passe sans trop de problème. La cap passe bien, même en combi et en chaussures mouillées : on profite des paysages et on discute pas mal avec Damien (on avance quand même hein, ça reste une course J). Troisième portion de nat de 800m, Damien est bien mais ça se complique pour moi : au bout de 400m, j’ai à nouveau le souffle court. Je me mets en brasse puis sur le dos, mais rien à faire j’arrive plus à respirer. Je fais un signe au bateau de sécurité qui s’approche de nous et j’arrive tant bien que mal à me calmer sans monter dans le bateau.. Je boucle les 800m et suis pris d’une énorme crampe à la sortie de l’eau..  Pendant les 8km suivants, je ne pense qu’à une chose, comment vais-je réussir à gérer les prochaines portions de nat encore plus longues ? Quatrième nat : traversée de lac de 900m. j’ai vraiment peur de me lancer mais on est deux dans l’équipe et j’ai pas le droit d’abandonner maintenant. Ca pique, c’est long, mais ça passe !

 

On est désormais à 5h30 de course et on a déjà parcouru 2.5km de nat et 33km à pied. Nous attendent maintenant les deux gros morceaux de nat de la course : 1450m et 1300m à enchainer avec seulement 3km de cap entre les deux. Certaines équipes ont déjà abandonné, d’autres ne passeront pas le cut off à ce point intermédiaire. Physiquement on est bien, très bien même. Mais le froid commence à faire des dégâts (surtout dans la tête). Sur la rive du lac, la distance à parcourir semble énorme et on n’aperçoit même pas de bateau de sécurité à proximité (un des seuls points négatifs de la course à mon avis: un peu juste au niveau sécurité dans l’eau). On tergiverse, on discute avec d’autres équipes qui hésitent à se lancer et on décide finalement de s’arrêter là : décision difficile à prendre car le corps voulait continuer mais on ne préfère pas faire la nat de trop et prendre des risques inutiles. La course a été magnifique jusque là, on en reste là !

 

Au final :

- un premier abandon en course..

- .. mais un concept absolument génial et un souvenir incroyable après la course (Damien a passé sa soirée à chercher notre prochain swim&run pour 2015 J)

- c’est vraiment une course d’équipe !

- 50% de finishers (majoritairement des Suédois, c’est une course de Vikings!), le froid a fait des dégâts.. La première équipe arrive en6h30, la dernière en 10h.

- les organisateurs évoquent une épreuve en France en 2015 : à suivre !!

- le mot de la fin (copyright les organisateurs) : Engading swim&run is no picnic or walk in the park. It is brutal but magical !


1 commentaire:

  1. UASG Plongeon ?

    http://www.espritrunning.com/actualites/item/3398-engadin-swimrun-nouvelle-course-en-suisse

    Je cite: "Au milieu des champs plein de bouses de vaches, nous doublons une équipe de sympathiques français. « et donc c’est plus dur que le Norseman » ? « c’est quand même bien différent, mais ce qui est sûr c’est que c’est loin d’être plus facile ! ». L’un des 2 teste le plongeon dans la bouse, c’est vrai que le parcours est plein de trous, il faut faire assez attention !"

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