lundi 12 août 2013

X-Terra France / 7 juillet 2013

Après mon essai de l'année dernière sur le parcours Découverte, j'étais de retour dimanche 7 juillet sur l'épreuve référence du circuit X-Terra, qualificative pour les championnat du monde à Hawaii. Cette fois-ci, pas de pluie diluvienne, pas de brouillard sur les hauteurs et des températures plus proches de 27 degrés que de 10... Des conditions bien différentes, avec un défi simple : gagner le droit de faire la course à pied. Une limite de temps impose de faire les 1500m de natation et les 2x18km de VTT (2x794m de dénivelé annoncés) en 4h30 Max. Sachant que j'ai fait les 500m de natation et les 18km de VTT en 2h20 l'année dernière, j'étais a priori un peu juste...

Le départ est donné à 14h tapantes, et je m'élance avec les 800 autres concurrents dans les eaux un peu fraîches du lac de Longemer (18 degrés). Mais bon, on a connu pire en début de saison et dans un environnement moins agréable. Rien que pour le plaisir de nager dans ce lac magnifique, l'épreuve vaut le détour. Pour ma part, je nage à mon rythme et boucle le parcours en 32mn. Avec la transition, cela me fait sortir du parc à vélo 37mn après le départ. Je dois donc mettre environ 1h55 par boucle de VTT pour réussir mon pari.

Là, je sais ce que vous vous dites depuis le début: "il se moque de nous!". Pas du tout. Déjà, il faut se faire les 800m de dénivelé positif sur environ 8km. Ensuite, le terrain est irrégulier au possible: ruisseaux, racines, cailloux, etc. Enfin tout ce qu'il faut pour couper l'élan par un écart absolument pas anticipé. C'est là qu'on voit les pros du VTT, ceux qui savent anticiper une trajectoire et ne pas être éjectés de leur selle par un cahot intempestif. Car autant vous dire que redémarrer en pente dans la boue ou sur les cailloux, ce n'est pas de la tarte! Vers le sommet, je suis rejoint par les premiers, qui en sont à leur deuxième tour. Ils sont impressionnants. Même dans la montée de la Tête de Grouvelin, où les amateurs ont bien du mal à pousser leur bécane, ils envoient du lourd! Et puis ensuite, c'est la descente. Pas une partie de plaisir non plus... D'accord, tant que le chemin est relativement large et peu accidenté, c'est plutôt agréable de se laisser porter par la pente. En revanche, dès que cela se resserre et que le terrain dévient plus difficile, mon inexpérience est évidente. Plus d'une fois, j'ai préféré mettre le vélo à l'épaule pour passer à pied plutôt que de dévaler la pente comme un pro. Et lorsque je me suis décidé à le faire, je me suis tellement crispé que j'ai chopé une contracture au bras droit!

C'est dans cet état, avec en prime un début de crampe à la cuisse, que j'arrive à la fin du premier tour au bout de 2h45 de course. Avec un dilemme: soit je repars pour un tour avec la certitude d'arriver trop tard pour être autorisé à faire la course à pied, soit je me fais plaisir en abandonnant le vélo pour partir immédiatement sur le parcours de trail, un peu corsé par rapport à l'année précédente. N'étant que moyennement masochiste, j'opte pour la seconde solution et je vais poser l'antiquité empruntée à mon père dans le parc à vélo presque désert après avoir remis ma puce aux arbitres.



Honnêtement, j'ai bien fait car le nouveau parcours de trail vaut le déplacement. Il est composé de deux boucles de 5,5km, pour un dénivelé positif total de 320m. Et, bien entendu, ce n'est pas du tout lisse. Les 3 premiers kilomètres de la boucle sont un condensé de forêt vosgienne, avec des flaques de boue qui sont autant de bauges à sanglier (j'ai vu un concurrent perdre beaucoup de temps à y chercher une chaussure qui était restée scotchée), des petits torrents à traverser, des rochers à escalader et des passages techniques en single track. Bref, du bonheur mais usant. Un peu laminé par le VTT, j'avoue avoir pas mal tiré la jambe dans ces passages pour mieux recommencer à trottiner sur le reste du parcours, plus facile avec ses passages sur routes et chemins moins accidentés. N'étant pas spécialement pressé, j'en ai profité pour taper la causette aux ravitaillements, me rafraîchir un maximum (il faisait toujours 27 degrés) et apprécier les cerises offertes sur le bord de la route par de jeunes spectateurs. Tout cela m'a encore pris 1h15. J'ai donc franchi la ligne d'arrivée un peu plus de 4h après être parti, en ayant encore zappé un tour en selle. Mais je tiens à préciser que ce n'est pas parce que je ne sais pas compter jusqu'à 2, je milite simplement pour la réduction de la part du vélo dans les triathlons.



Plus sérieusement, il s'agit d'une épreuve parfaitement organisée dans un cadre magnifique. Je la conseille à ceux qui veulent tester leurs qualités de VTTistes et, dans son format Découverte, à tous les autres. Pour ma part je retenterai un format standard, mais ailleurs: il paraît en effet que l'étape française est la pire du circuit européen de X-Terra. Alors, l'année prochaine en Suisse ou en Allemagne? Ou mieux : en Sardaigne…




2 commentaires:

  1. Félicitations Emeric !
    Fallait quand même avoir le courage d'y aller ... et de continuer après avoir laisser le vélo. Encore bravo !
    Ermanno

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  2. Super, tu as bien fait de prendre l'option cap et une seul tour de vélo. Va peut être falloir qu'on voit s'il y a des gens intéressées par les triathlon style xterra avec VTT, car c'est un autre histoire que le vélo route. Perso, je serais tenté même si je n'ai pas bcp d'expérience VTT depuis qq années (surtout que je me suis fait volé mon vtt il y a qq mois). Cyril

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