mardi 22 janvier 2013

Icetrail 2013

I'Icetrail est une épreuve qui propose deux parcours de 15 et 30km dans les chemins creux de la forêt de Carnelle. L'année dernière, le thème était à la boue et j'avais opté pour le 15km. Comme cette année je prépare le Trail du Petit Ballon, je me suis lancé sur le 30km et ses 850m de D+ annoncés. Et cette fois-ci la neige était au rendez-vous. A tel point d'ailleurs que la première difficulté du parcours a été d'atteindre la ligne de départ... Sur les 890 inscrits au 30km, il n'y en avait plus que 449 à l'arrivée. Plus de 440 perdus dans les bois, ou tout simplement sous leur couette...

Cela dit, je les comprends. Arrivé au stand de retrait des dossards, je me demande un peu ce que je fais là: -5°C et flocons de neige tourbillonnant entre les concurrents et les organisateurs frigorifiés. Même bien couvert, je me dis que je vais finir en glaçon. Heureusement la course me réchauffe, d'autant que dans la forêt le vent glacé est très nettement atténué. Les 15 premiers km se passent tranquillement: on descend, on remonte et finalement les principales difficultés sont 1/ de ne pas déraper et 2/ d'être obligé de quitter la trace et de passer dans les 10-15 cm de poudreuse pour dépasser les concurrents un peu plus lents. J'inaugure mes bâtons de trail et je m'en félicite car ils sont d'une grande aide dans ces circonstances. Et ils ont en plus pour mérite de réchauffer l'atmosphère car, visiblement, ils amusent beaucoup certains concurrents sans même parler des quelques VTTistes qui croisent notre route ("non, je n'ai pas oublié mes skis...").

Je suis bien mais, brusquement, je me rends compte que je commence à avoir faim. Avant le 15e km?! je suppose que c'est le froid qui me fait brûler mes réserves plus vite que prévu et je commence donc à m'alimenter beaucoup plus tôt que je ne l'aurais cru. Tout à ma dégustation de pâtes de fruits et biscuits divers, je me contente de coller au train d'un lièvre dont le rythme me convient sans trop prêter attention au parcours. Et au pied d'une côte vers le 17e km, la colonne de coureurs  s'immobilise: nous avons perdu les balises! Demi-tour immédiat et nous récupérons le parcours un petit km en amont. Il va falloir remonter les concurrents que nous avions doublés précédemment...

Le reste du parcours se passe plutôt sans histoire, sur un rythme assez régulier, cassé de temps à autre par des bosses pas très longues mais bien pentues. Avec le froid et la neige (terribles les congères dans les cils!), elles contribuent au décrochage de plus en plus de coureurs et le peloton s'étire et se brise en petits groupes. Je pense m'en tirer à bon compte quand l'alerte aux crampes retentit à l'arrière des cuisses  dans la dernière difficulté du parcours. Je suis repris par une dizaine de concurrents avant de me relancer jusqu'à l'arrivée. Mon Garmin indique alors 32km et 3h30 pile. Et j'ai chaud malgré les températures toujours négatives et la neige qui continue inlassablement de tomber. Je suis 159e, à un peu moins d'une heure du 1er (qui établit un record de lenteur depuis la création de l'épreuve: c'est la première fois qu'un vainqueur met plus de de 2h20, tandis que seuls 36 concurrents sont sous la barre des 3h contre 163 l'année dernière...).

Bref, une bien belle course! et j'en profite pour saluer mes autres camarades de l'UASG qui ont joué avec moi au chasseur de mammouth: Christophe Rougier, Céline Demmerle et Alain Rabechault. Nous ne nous sommes pas vus, mais il est vrai qu'il n'existe pas encore de passe-montagne siglé UASG pour pouvoir ce reconnaître sur ce genre de course...

1 commentaire:

  1. Salut Emeric, Beau récit pour ton premier message sur le Blog. ... et classement très honorable ! Bravo Eric

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