mardi 16 octobre 2018

Natureman 2018 - CR express par Eric.

Sommes de retour sur Paris.
Journée de warrior. Quand tu arrives à un Triathlon en pleine nuit, qu'il pleut, et que tu te demandes ce que tu fais ici !
Dans le parc à vélo Etienne a dèjà la combi et fait sa tête des mauvais jours. Mag qui boude et qui a froid...
Bref le moral est au fond des chaussettes elles mêmes toutes mouillées.
Heureusement que l'eau du lac est à 19C ça réchauffe un peu.
A la transition la pluie est encore plus forte et les temps des transitions s'allongent.
Pour ma part pas de sensations en velo... je vais même me faire doubler par Stephane (c est dire!😅) avant de crever apres 8km. Reparer sous la flotte et dans le froid... c est dur pour le moral.
Vu les conditions météo, les 90km de vélo dans les Gorges se sont transformés en 2 boucles de 25km pour environ 900 de D+.
Au 2ème tour la pluie s'est arrêtée.
T2 dans gadoueland et c est parti pour un cross de 21km. Certains y ont laissé une chaussure dans la boue si ce n est pas un cheville en vrac.
Mon chrono est pourri mais je suis satisfait d'avoir été jusqu'au bout.
Coté résultats Etienne a croqué Vincent vers de Km 18. Ils sont à 1mn d ecart à la fin 👍🏻
Etienne fonce vers l'arrivée !

Stephane réalise une super perf, suivi de prêt par Aurelien le VTTiste (il est prometteur !).
Charles-Louis ne m'a laissé aucune chance en Cap (pourtant je me suis accroché). Carine est remonté sur Mag pendant la CAP mais elles terminent toutes les 2 à seulement 4mn.
Carine va t'elle rattraper Mag ?

Seul déception pour Guillaume qui a du abdiquer après 25km de vélo en mode congélation (aujourd’hui il fallait être bien couvert ou avoir du gras pour survivre).

Bon nous sommes tous sur le retour et il n y a pas eu d accident dans l'équipe. C'est le principal.

samedi 13 octobre 2018

Nouvelles Expériences


Bonjour

Sur ce que j'ai pu lire sur ce blog, c'était assez impressionnant en terme de performance.
Ce que je souhaite partager avec vous aujourd'hui n'est pas une performance mais une nouvelle expérience et un encouragement sur le travail et l'animation faite par l'association. Je suis un nouvel adhérent ce qui m'a permis de rencontrer BiBi qui m'a accueilli avec énormément d'enthousiasme. Et lors de cette inscription elle m’a proposé directement de m’inscrire au Cross Triathlon (X-Tri) de Jablines, n'ayant jamais fait de VTT je n'étais pas très chaud mais bon l'enthousiasme de bibi on fait que je me suis inscrit.

Il me restait 5 semaines pour apprendre à faire du VTT. Je me suis donc astreint à une sortie par semaine dans le bois de Boulogne avec Le VTT de famille (20 ans d'âge).

Entre temps j'ai essayé de comprendre comment fonctionnait l'association, je me suis discrètement "incrusté" dans les différents groupes WhatsApp et les propositions sportives n'arrêtant pas de fuser, une a retenue mon attention en particulier. Le duathlon du stade français, qui avait lieu le Samedi juste avant le X-Tri de Jablines. Après un petit sondage auprès de mes proches sur le risque d'enchaîner 2 courses en un week-end, et la réponse unanime : c'est pas sérieux mais si tu en as envie fais le. Je me suis donc inscrit avec l'idée en tête que faire son 1er Duathlon et son 1er X Tri dans un même WE cela avait de la gueule.

Duathlon Stade Français

Accélérons le récit, nous sommes le Samedi 29 11h30, j'arrive sur le lieu du duathlon, l'organisation made in Stade Français est top, je me prépare et rejoins la ligne de départ. Là je commence à gamberger vu le petit nombre de participants sur la ligne de départ et je me revois sur les courses à pieds bretonnes, où parfois je me suis retrouvé avec 150 fous furieux qui étaient là pour en découdre. Mes craintes se sont avérées réalités, lorsque lors du 1er km et à une allure de 4'10 je me suis retrouvé en queue de peloton, cela m'a vite calmé et je suis redescendu à une allure plus convenable pour moi. Une fois la 1ère partie de CAP finie j'ai attaqué le vélo et comme tout bon sportif légèrement dilettant, je ne m'étais pas intéressé au parcours, grave erreur. Le parcours était composé de 4 tours sous la forme d’une croix : 4 épingles à cheveux dont 2 en descente, ce qui a fait 16 épingles à cheveux pour 20 km. Un vrai martyre pour quelqu'un qui a commencé le vélo de route il y a 2 ans. Mais bon l'avantage de ce type de circuit c'est que l'on voit les avions qui forment le train de tête et j'avoue être admiratif de leur dextérité. Mon objectif après le 1 er tour était de rester sur le vélo et de prendre confiance. Une fois Le vélo posé il restait plus que 2,5 km à parcourir de façon relax car pour moi le plus dur était derrière. Ce qui m'a permis de rattraper quelques places et j'en avais bien besoin.


La première partie du week-end terminé il fallait se projeter sur l'épreuve du lendemain et de toutes les surprises.

X-Tri Jablines

Dimanche après-midi, je me retrouve donc sur la ligne de départ pour un 450 M de natation, distance inconnue pour moi. Mais je décide de garder ma tactique habituelle de nageur débutant, je pars en queue de peloton et je repère un roi de la brasse que je colle au train pour me diriger. Tout se passe bien jusqu'au 300 M où la le souffle commence à s'emballer. Mais bon je gère les derniers mètres. La transition se passe ni bien ni mal et là l'enfer commence pour moi.



Le parcours pourtant dit facile n'a rien à voir avec mes 3 sorties de préparation aux bois de Boulogne, mon VTT s'avère être une vraie savonnette et pour finir à chaque changement de vitesse j'avais l'impression que la transmission allait rendre l'âme. C'est donc ça le VTT, on ne m’y reprendra plus, la prochaine fois ce sera avec un vélo adapté et une vraie préparation.




Le vélo posé en un seul morceau ainsi que l'homme, la course à pieds m'a permis de rattraper pas mal de monde et de bien m'éclater, et la cerise sur le gâteau un soleil magnifique et beaucoup de monde sur le parcours CAP.





Donc voilà je sais ce qu'est un duathlon et un Cross Triathlon, maintenant il me reste à découvrir l'Aquathlon et surtout le swim-run, mais bon vu mon niveau en natation ce n'est pas gagné.


Je remercie l’association qui m’a permis de découvrir ces nouvelles activités. Il me reste plus qu’à croiser d’autres membres de l’association.


A Bientôt


Eric

samedi 6 octobre 2018

Triathlon de Jablines -- découverte du triathlon -- Cross S

Premiers pas dans le monde du Triathlon
 Jablines Cross S 30/09/2018


Contexte

Pour poser le contexte, j’étais un coureur occasionnel entre 2013 et 2016, je me traînais en footing 2/3 fois par semaine. Bon vivant et amateur de malbouffe, je courrais donc pour l’entretien, le plaisir de courir et le maintien du poids déjà bien élevé à l’époque : au-delà des 100kg, presque 108kg si l’on remonte à 5 ans.

**Début 2016, je me remets sérieusement au sport, pour perdre du poids et ce sont mes premiers challenges qui apparaissent en course à pied avec des semi-marathons à la clé. Des temps anecdotiques mais qui ne sont pas ma priorité de l’époque. De challenge en challenge, vient naturellement l’envie de me dépasser et de descendre régulièrement mes temps au semi.

**Septembre-Octobre 2017, je suis descendu à 98kg, mais j'ai toujours une grosse motivation.
Premiers entraînements sur la piste au Tiec. On découvre la VMA et on s’y tient sérieusement tous les mercredis.

**Novembre 2017, semi de Boulogne, les objectifs annoncés par Gilles sont clairs, il va falloir descendre sous les 1h50 pour pouvoir faire partie de l’UASG. Je boucle le semi en 1h42 et suis accepté à l’UASG le soir même. (et j’entraîne les copains avec moi dans la vague => le groupe initiation VDF se créé^^).
Une année complète en tant qu’Uasg, avec très peu de séances VMA ratées, des courses courues très régulièrement, des PR systématiques et donc des temps aux 10km et Semi descendus. « Forcément en partant de si loin » me direz-vous 😊.
Premier marathon à Paris aussi, en 2018, premier plan d'entraînement marathon sérieusement suivi à la lettre pednant l'hiver, et un résultat anecdotique de 3h53, mais content de ma première marque (à 92kg).

Régulièrement en quête de nouveaux challenges, j’agrémente mes plannings Courses avec des Trails (on parle ici de « bébés trails » voire plutôt de « Courses nature », peu de D+ et distances raisonnables. Bref rien d’extraordinaire). Toujours pour le plaisir, aucun objectif de malade en vue, ou une échéance Trail importante à court terme. (à voir dans les années à venir).
J’ai la chance d’habiter à 2 pas d’une base de loisirs (Jablines) qui organise régulièrement des événements de tout genre : Spartan, Triathlon cross, Courses fun, swimrun etc… J’ai déjà pu souffrir sur une spartan en Juin 2017, et j’ai remis ça au même endroit avec un entraînement bien plus sérieux en septembre 2018. Nouvel objectif Spartan stade de France en Mars 2019 encore plus affûté.

Triathlon ?

Début 2018, me voilà inscrit pour le triathlon de Jablines fin septembre 2018.
Initialement, un simple challenge entre amis, une petite course pour le fun « quitte à souffrir en natation, on y va pour s’amuser ».
C’est un sport qui m’attire énormément mais qui demande aussi beaucoup de temps et d’investissements. Il sera temps d’y réfléchir plus tard… c’est cher non ? ce n’est pas vraiment compatible avec ma vie de papa si ?
Mais je me rends compte qu’il va être difficile de prendre du plaisir sur ce challenge si je ne maîtrise pas au moins le basique de la nage. Je pars de quasi 0. En tout cas pas d’appréhension, mais technique nulle en brasse et en crawl, je sais sprinter comme un âne pour aller chercher un ballon pour les jeux apéros à la piscine, guère plus 😊.

Nage

Je me décide à trouver des cours persos de natation, avec objectif full crawl pour le tri. Juin pour Septembre : beau challenge pour trouver un prof…. Avec les cours de natation pour les enfants avant l’été… J’en trouve néanmoins un très bien, et pas loin de la maison, qui serait dispo pour me faire un cours par semaine, pendant ma pause du midi de télétravail.
Je pars de 0, j’apprends tout, la respiration, ne pas battre des jambes (très légèrement pour la flottaison je ne vous apprends rien), le positionnement dans l’eau, des bras etc... Avec un coach qui scrute tous tes défauts et qui te les fait bosser l’un après l’autre, force est de constater de ça s’améliore. Et ça se voit (vidéos à l’appuis).
On est loin d’avoir une belle glisse, ou de sortir un nouveau champion en 2/3 mois évidemment, mais à priori ça ne ressemble plus à un phoque qui essaye de survivre jusqu’à l’autre berge, ou qui va chercher la victoire pour l’apéro gratis^^.

VTT

Aucune préparation spécifique VTT, je fais quelques sorties un peu plus poussées à Jablines le week-end. Je me mets également au vélo route, avec un ancien triathlète qui va réintégrer un club vélo. J’apprends surtout l’effort sur route, et non le VTT.

CAP

Seule prépa spécifique triathlon, mes sorties longues du week-end sont transformées en « Sortie Vélo + CAP » avec le minimum de temps de transition à la maison pour se changer. Cela me permet de bien sentir comment les jambes se comportent après un effort vélo sur une sortie CAP. 


1er Triathlon – Jablines Cross S


Me voilà parti pour ce nouveau challenge !
Habitant à 2 pas, petit aller-retour pour venir chercher le dossard à l’ouverture 13h00, et hop retour à la maison pour se préparer tranquillement. Le parc à vélo ouvre à 13h30 et ferme à 14h45. Le briefing sera à 14h45, et le départ de course prévu à 15h.
Bref je prépare toutes mes affaires à la maison, dernière vérif sur le VTT, le casque les lunettes, la combi les lunettes, tout y est, RAS.
Je passe chercher le copain en vélo, en espérant ne pas crever sur les 2km qui nous sépare du parc à vélo, c’est en descente pour arriver à la base, on fait tourner les jambes doucement, c’est pas loin.

14h15 Parc à vélo

Petite excitation à l’approche du parc à vélo et de la suractivité qui y règne. On rentre à pied à terre avec le vélo sous le bras. Premier stop : il manque un point de fixation à votre dossard. Beh oui sur le porte-dossard pendant mes runs j’ai 2 attaches, mais là il en faut 3 c’est le règlement. Heureusement j’ai toujours une épingle à nourrice sur le porte-dossard, je créé mon «3ème point d’attache au milieu en 2 secondes. C’est validé, je rentre sur le parc à vélo.
102…102… c’est où ça… y a que des chiffres impairs j’comprends pas… Beh oui Duc*n, je me rends vite compte que c’est recto verso. Allez zou 2ème rangée, quasiment à l’entrée côté Nage c’est parfait.
Premier défi, accrocher le vélo, je m’attendais à l’accrocher suspendu par la selle. Beh nan, un système d’accroche par l’arrière du vélo, sûrement très connu mais il m’a fallu copier sur un voisin pour piger comme mettre ce truc ^^.
Encore une fois, on copie sur les copains, certains ont même installé des tapis estampillés de marque de Tri très connues…pas très rassurant mais on va optimiser au mieux pour faire des transitions rapides et efficaces : serviette posée à plat, t shirt en évidence sur le guidon, casque en évidence dessus aussi pour le mettre avant de prendre le vélo, les chaussures et chaussettes en place juste après le séchage des pieds…. Je m’imagine sorti de l’eau, je visualise dans ma tête les gestes qui me seront optimaux, et la position des affaires aussi.
Combi enfilée au niveau des jambes, c’est bientôt l’heure, je patiente, je range le sac des autres affaires dans l’espace prévu pour, à l’autre bout du parc à vélo… RAS on attend 14h45 !

14h45 BRIEFING

Rien de sensationnel, on apprend juste que l’on va avoir un peu plus de 450m de nage (contre 400 prévu initialement), et qu’ils nous auront à l’œil sur le respect des autres parce que ça c’est bien fritté sur le M le matin même… C’est à ce moment que je me rend compte du monde. Mais pas de paniques, il y a les bonnets vert (homme indiv), les bonnets roses (femmes indiv) et les bonnets blancs (relais), ça permet de relativiser le départ dans l’eau.
On nous annonce 20.6°C dans l’eau, moi qui était venu m’entraîner à 18°C ou moins les semaines précédentes, je me dis chouette un bon petit bain.

14h50-55 Direction le départ

Premier contact avec l’eau. Sûrement le fait de cuire pendant le briefing : ELLE EST FROIDE ! (et je suis pas frileux^^). Après 5 min à barboter, c’était effectivement le fait de cuire dans le parc à vélo, elle n’était pas si mal finalement.
On ne traîne pas dans l’eau. J’écoute les conseils que l’on m’avait donné. J’ai pris l’habitude de respirer à droite. Je me positionne donc rapidement sur l’extrême droite de la ligne de départ. (ça n’empêchera pas un ou 2 cocos de me doubler par la droite : c’est l’jeu ma pauvre lucette).
Je dois avoir 2 ou 3 gus sur la droite devant moi, s’ils partent vite je serai royal derrière. Avec des plots sur ma droite pour délimiter la fin de la ligne, personne n’ira chercher à passer devant moi, surtout avec un juge arbitre dessus 😊. Des photos pour la forme, j’ai des supporters puisque je suis « à domicile ».

15h (à peu près) DEPART

Ça part fort, allez zou on se jette dans le bain. Quelques foulées pour atteindre la zone où l’on peut nager. C’est impressionnant, premiers coup de bras dans l’eau en compagnie de ma machine à laver :D. L’eau habituellement si claire (au moins au bord), on n’y voit rien. Ah si : On y voit les copains les plus proches ! Heureusement pour moi, 1 ou 2 fusées maxi me double par la droite, sinon ça nage vite devant, et derrière cela ne me gêne pas trop pour le moment.
Je tiens en respect les copains qui sont à ma gauche, j’écarte du bras ceux qui se perdent sur ma droite (oui j’ai levé la tête, pas question de me laisser dévier par ceux qui se perdent en chemin). Par contre derrière, je sens nettement des gars qui essayent de me nager dessus délibérément ou qui m’attrape le pied ! PAF PAF PAF quelques battements de jambes qui les calment rapidement, je ne sens plus aucune activité derrière moi 😊. Bon par contre je le paye cher sur mon souffle et mon cardio. Oui si on t’apprend à pas battre des jambes, ce n’est pas pour éviter de faire des vagues…
Tant pis ! Je continue on ne relâche pas l’effort. Sur un marathon au 30ème on peut se dire « tu t’aies pas cassé le cul pendant quatre mois, et sur les 30 derniers kilos, on lâche rien ». Pareil pour cette course : « tu t’es fait chier à apprendre le crawl, à faire des transitions et entraînements couplés, c’est pas pour relâcher ! ».
Première bouée ! C’est la guerre mais ça passe, petite brasse de temps en temps puisque pas d’espace pour nager correctement, mais finalement pas nécessaire. De bonnes sensations, pas autant de souffle qu’à l’entraînement, mais c’est sûrement à cause des battements de jambes…
Deuxième bouée ! Virage nettement plus serré mais il y a nettement moins de monde c’est cool ça passe sans mal. C’est le Sprint final.
Sortie de l’eau, je respire enfin ! Certains courent déjà, je me relève vraiment quand mes mains touchent le sol. Je lève la tête et je vois toute ma petite famille avec mon fils qui crie « allez Papa ! », ça rebooste un max ! Comme quelques jours plus tôt, petit footing pour sortir de l’eau en enlevant le haut de la combi. RAS de ce côté-là. Dur de retrouver son souffle… cette nage m’a vraiment crevé !


Transition 1

Arrivé dans le parc à vélo, je retrouve rapidement mon petit chez moi. J’enlève la combi en vitesse, j’essuie mes pieds, je m’équipe assez rapidement, peut-être trop rapidement. J’ai du mal à trouver un second souffle pour repartir comme une balle sur mon VTT.
Le casque est vissé sur la tête, les lunettes, le t-shirt les chaussures ? Zou ! Direction la sortie du parc à vélo, avec ce dernier à la main. Le parc est quasiment vide de monde et plein de vélos ! Ça me rassure et je me dis que finalement je me suis pas trop mal démerdé en Nat’.

VTT

Une fois passé la ligne de « pied à terre », j’enfourche le vélo pour suivre le copain devant moi. Les jambes répondent bien, mais je vois tout de suite que les gars ne sont pas là pour faire une promenade.
A peine sortie du parc, des petites montées pour calmer les jambes… allez on y va c’est parti. Les longues lignes droites permettent d’envoyer un peu de vitesse, mais le terrain bosselé de partout calme le jeu… Ca pique ça brûle. Je me dis qu’il aurait peut-etre fallu préparer le VTT aussi 😊.
Je relance en permanence, je me fais doubler par des gars à toute berzingue, j’essaye d’accrocher des roues rien n’y fait à la longue ça ne peut pas suivre je reste raisonnable. Je me fais alors dépasser par les copains de l’UASG (l’un après l’autre, quelques minutes d’écarts), j’en profite pour les encourager, et les suivre ! Mais bon je ne sais pas ce qu’ils ont mangé à midi, ça envoie du lourd.
Je continue, des passages techniques, des passages étroits (que je connais par cœur en CAP), ça me permet d’éviter quelques pièges et de ne pas perdre trop de place. J’ai finis dans le top30 Nage, et mon classement final se fait ici (58ème), sur le VTT.
On revient au parc à vélo. Enfin !


Transition 2

Allez, il n’y a rien à faire, je descends du vélo, je pose le casque les lunettes et… je suis prêt ! Je marhce tranquillement vers la sortie du parc, pour respirer. Je revois mes objectifs dans la tête. Le parc est pas mal vide, cela rebooste, je prends alors le temps de respirer. Je repars finalement en 2min comme pour la première transition, ça m’a fait du bien.
Place à la CAP maintenant, je ne suis pas un cador mais je connais ! (et je connais les lieux)


CAP


C’est parti kiki ! Mon corps me fait rapidement comprendre que pour une allure AS10 sur un tri, il faudra patienter encore, je réduis l’allure à 4’45, et je me dis que ce ne sera pas mal, que j’enverrai la gomme sur la fin comme j’ai l’habitude de faire.
Pas de réels soucis sur ce parcours. Deux boucles de 2 kms. Evidemment j’en chie, mais c’est une sensation que je connais, j’en chie mais je kiffe (maso le type ? ^^). Les passages dans le camping de la base me font du bien, ravito à l’entrée et à la sortie (COCA + eau) ça me donne l’énergie qu’il me manquait.
Premier tour fini, on me file un bracelet au bras, allez on y va, 2 kils c’est de la promenade ! J’accélère à peine 4’40 ou 4’35. Ravito qui fait du bien, ça sent le sprint final mais je ne sais pas exactement quand. Je connais pourtant les lieux mais je ne cours pas souvent dans ce coin surexposé, donc j’en garde sous le pied et….

ARRIVEE

MERDE c’est l’arrivée ! Go go go, déçu de sprinter si tard (à peine 100m). Bon.. à quoi bon, on finit tranquille pour les photos 😊.
La petite famille est aussi à nouveau là, c’est super ! L’arrivée déjà ! La montre ?! Objectif kiff OK. Objectif temps (sub1h) OK ! Au top !

Je n’en resterai définitivement pas là. De nouveaux challenges, maintenant le Cross Triathlon s’installera tous les ans « à domicile », et il va me falloir continuer à bosser le vélo route pour découvrir le monde du triathlon sous sa vraie forme 😊.

Nico


dimanche 30 septembre 2018

Entrainement Swim Run base de Cergy 29 sep 2018




























Superbe matinée. Le cadre au top, un peu de fraîcheur et grand soleil. Une entrainement intense : Guillaume et Stéphane remontés comme des coucous Suisses. Au final de bonnes sensations mais il reste encore quelques réglages techniques à peaufiner sur les transitions.

vendredi 7 septembre 2018

Une bonne course tout de même, cela reste magique de finir un IM !

Il y a 3 mois jour pour jour, le 26 mai, je faisais l’ironman de Lanzarote pour fêter l’anniv de ma sœur qui voulait faire un IM pour ses 40 ans. Je n’avais pas eu une super prépa, bcp de crevaisons à vélo (rentré 3 fois en uber), une grosse chute après la période de neige qui m’a valu une fracture du poignet, bref, pas l’idéal. Mais je fais cet IM en 15h45 avec un marathon (en 5h30), mais pour lequel je me suis senti bien tout le temps, j’y avais fait un footing tranquille, donc j’étais bien … Je dois avouer que ma sœur qui me met 1h  (en 14h40 ) pique un peu mon égo, mais bon, elle est mieux entrainée que moi. Enfin, quand même, le fait de me sentir bien sur cet IM sans trop d’entrainement + le temps de ma sœur me pousse à m’inscrire à Vichy pour 3 mois plus tard, avec cette fois un objectif de temps, je voudrais faire moins de 13h.

La veille de la course, j’ai été voir les « fusées » Seb, Steph et Damien sur le half, et je trouve que tout le monde envoit … je me dis qu’à l’IM, il risque d’y avoir du niveau, enfin, et ça motive pour faire un temps, je  me dis que je peux vraiment accrocher les 4h15 au marathon, il me faudra faire un bon vélo, mais jusqu’à maintenant, mes sorties sont plutôt en moyenne à 22km/h, mais bon, je suis motivé.

Jour J 

Natation

Je ne sais pas trop combien je vais mettre, mon 1er IM (il y a 12 ans), j’avais mis 58’ ; mon 2e IM, j’avais mis 1h09, et le dernier, à Lanza, j’ai mis 1h20 … Donc la logique d’augmentation comme ça voudrait que je fasse 1h30, mais il n’en est pas question, là, j’aimerais faire la courbe inverse, et j’aimerais bien faire plutôt dans les 1h10. Du coup, je pars dans le sas 63’/67’.
Ce départ en rolling start est vraiment pas mal, on ne se nage pas dessus, et ça me plait bien, je n’arrive pas à nager hyper hyper droit, je sors toujours un peu de la ligne, j’ai les bras un peu lourds, mais ça va, je vire au 1000, j’avance, 1500, je me dis que je vais bientôt savoir en combien j’ai fait la 1ere boucle … et puis, surprise, je suis près de la bouée des 2000, je me dis « cool, la 1ere boucle est plus longue, la 2nde sera plus courte », jusqu’à ce que je me rende compte que j’avais encore dévié, et qu’il me fallait revenir dans mon vrai « chenal » … Au final, je sors de la 1ere boucle en 34’/35’ ; je suis plutôt satisfait, vu que je n’ai pas été droit, donc je me dis que je suis bien sur les bases d’1h10.
La 2e boucle, je me sens vraiment bien, je  n’ai pas mal aux bras, j’ai l’impression de nager plus droit (au moins sur l’aller), et que j’avance bien, même si je trouve la partie 2000 a 2500 longue, et que je devrais être sous les 1h10, surement dans les 1h08, donc je suis content, surtout que je suis bien, donc je commence à penser au vélo …
J’arrive à la sortie de la nat, et je vois à ma montre 1h14 … alors là, je suis hyper déçu, je ne comprends pas ce qui ne va pas … est ce que je ne nage pas droit, pas assez vite, je ne sais pas … A ma montre, il y a affiché 4500m, mais est ce que c’est ça le problème, ou est ce autre chose ? Bon, ce n’est pas le moment de s’appitoyer sur mon temps, entre 1h08 et 1h14, finalement sur un IM ce n’est pas grand-chose … Concentrons nous sur le vélo, là, il y a vraiment du temps à gagner.

Vélo

Je ne suis pas un pro des transitions, mais malgré une belle course de la sortie de l’eau à la tente de transition, je dépasse les 10’ fatidiques (dixit Steph) de transition …
Je pars donc sur le vélo, en appuyant bien sur les pédales avec en tête : il faut que le compteur soit au dessus de 30km/h (j’ai un obj hyper ambitieux pour moi de 6h : rappel de mes temps IM : Nice : 7h18 ; Embrun : 9h19 Lanzarote : 8h30 ) , bon, ben direct à la sortie Vichy, il y a un petit rond point avec une bosse de 200m peut être, mais là, le compteur , j’ai lutté pour qu’il ne passe pas sous les 10 … Je me suis dit que je n’allais pas regarder mon allure moyenne tout de suite …
Je trouve d’ailleurs que le parcours vélo n’est pas hyper roulant pendant les 10/15 1ers kms : pas mal de virages, changements de directions etc … Passé ce cap, je commence à bien rouler, je jette un œil à ma moyenne qui est dans les 28/29, donc ça me va très bien. J’espère que ça sera comme ça tout du long, et je pense surtout à après le 45e, car je ne sais pas vraiment si j’ai vent de face ou de dos, donc que je ne peux pas savoir si mon allure va baisser ou pas.
Mais avant ce 45e kms, je vois le ciel devant moi qui est tout gris, et j’ai l’impression que je me dirige sous un orage, alors que la météo avait plutôt prévu du beau temps, ça m’inquiète un peu … Heureusement, il n’a pas plu ; mais par contre, j’ai eu de la buée sur la visière de mon casque , et je ne voyais plus grand-chose. Je ne voulais pas m’arrêter pour la frotter, pour ne pas perdre du temps, mais je ne voyais quand meme pas bien, donc ça pouvait etre potentiellement dangereux. En tous cas, peut être que mon ange gardien m’a sauvé, car j’ai fait tomber mon bidon perso (jus de pomme dedans, et ça fait vraiment du bien) , donc je suis revenu en arrière pour le récupérer, et là j’ai nettoyé mon casque. Quelques mns de perdues, mais tant pis, le reste de la 1ere boucle se passe plutôt bien.
Il y a quand même le « MUR » que Steph trouve ridicule, qu’il est à 1.2%, mais quand on pèse plus de 90kgs, le mur à 8.8% sur mon garmin, on le sent bien, même s’il n’est pas très long ;)
S’enchainent ensuite une succession de montée/descentes qui se passent bien.
Je finis ma 1ere boucle en 28.6 km/h , donc je suis satisfait, j’espère pouvoir tenir ce rythme sur la 2nde boucle.
Je m’arrête aux ravitos perso (mais la prochaine fois, je pourrais m’éviter cette étape, je n’en avais pas besoin au final), et repars sur un terrain que je connais maintenant.
Le début de la boucle, j’ai l’impression d’être plus rapide que la 1ere, ça me motive, mais finalement, je perds un peu de vitesse, mais pas tant que ça.
Rien de spécial à signaler sur cette 2e boucle, si ce n’est que vers le fameux « mur », je me fais doubler par une certaine « Camille, catégorie F 18-25), et que vraiment, là, je maudit les règles de non drafting de l’IM … Je la redoublerai plus tard, et ne la reverrai plus 
Je finis ma 2e boucle en 28 de moyenne, en 6h17, donc hyper content de moi.

Course

Là encore, désolé Steph, je ne passe sous la barre des 10’, mais je pense à toi qui dit que t’es mort si tu passes au dessus :) … Mais, non, ce sera pour le prochain … Par contre, je lance le chrono de la course un peu après le vrai départ, car je pensais voir une arche, mais il n’y avait rien qui matérialisait le départ de la cap (peut être un tapis discret par terre). Enfin, tout ça pour justifier que sur strava j’ai 41.7kms et pas 42.2 ;)
Mon 1er kilo, je suis hyper bien, je suis en 5’30, le 2e en 5’45 , mais je me dis que c’est du au ravito , et bien que l’allure  diminue au fur et à mesure, je me sens quand même bien. Arrive la montée sur le pont : Normalement, je m’autorise à marcher dans ces moments là, mais là, sur le 1er pont, je me dis que non, je ne marcherais pas sur la 1ere boucle, donc je la fais en courant, et je suis toujours bien.
Je me fais doubler par le 3e de la course, donc le vélo me demande de me pousser, du coup, je m’écarte pour laisser passer le 3e, mais j’emboite son pas, faisant comme si c’est moi le 3e, et je tiens bien 500m, là, arrive une autre petite montée , mais là, malgré mes bonnes intentions, je laisse partir le 3e, et je la fais en marchant …
Enfin, le reste de ma 1ere boucle se passe très bien, j’aperçois Manu qui lui a l’air d’avoir plus de mal, je l’encourage, mais il est dans un autre monde (oui, celui de la 3e boucle, c’est vraiment un autre monde … je le découvrirai plus tard …).
La 2e boucle, ce n’est plus l’euphorie de la 1ere, je vais nettement moins vite, et je me dis que je cours jusqu’à chaque ravito, et je ne marche que cette portion là, mais ça commence à devenir dur.
Y a super Manu qui me double, dans un nouveau monde encore, celui de la dernière boucle, je l’appelle de l’arriere … Je fais peut être 200m avec lui, je pourrais tenir son rythme, mais la tête n’y est pas … Il me dit qu’il faut essayer de marcher le moins possible, j’arriverais à tenir ce conseil jusqu’à la fin de la 2e boucle.
Début de la 3e boucle, je ne sais pas ce qu’il m’arrive, mais j’ai un gros coup de moins bien, j’ai hyper mal au ventre, et je commence à vomir (ce sera régulier jusqu’à la fin de la course, donc je ne m’épancher sur le sujet, mais au moins toutes les 8’ , de gros jets de vomis très liquides, et après les ravitos vont ponctuer ma course) ; alors là, je commence à marcher, je me dis que je ne vais pas abandonner quand meme … Qu’il me faut le t shirt finisher … Je me demande si j’arriverais à marcher jusqu’au bout, et combien de temps ça va me prendre en marchant. Je me dis, bon, tu marches pendant 5 kms pour faire une estim de temps jusqu’à la fin. C’est ce que je fais, je vois que je mets un peu moins d’une heure, donc je me dis que si j’arrive à marcher (car ce n’était pas évident tout le temps), je devrais finir dans les temps. Je suis un peu dèg quand meme, car j’ai fait un super vélo … je me dis que je n’arriverais meme peut etre pas à battre mon record (14h48) , bref, je n’ai que des pensées négatives qui ne me font pas avancer … Et maintenant, à froid, je me dis que je me suis trouvé des excuses pour ne pas relancer, et que j’ai été faible mentalement … Maintenant, il faudra que j’ai cela en tête pour la prochaine fois pour transformer ce « mini echec » en énergie.
La fin de la 3e boucle, je la finis en 1km course et 1km marche, ça va plutôt bien.
La 4e boucle, je pensais pouvoir tenir le rythme, mais je n’y suis toujours pas, là, je passe à 1.5km marche et 500m de course. J’ai une arbitre, très sympa, Lise, qui me dit qu’elle ADOOORE  les Pierre, elle me motive à fond pour repartir, elle me dit que je suis dans la dernière boucle, qu’il faut que je cours, et qu’on boira un verre quand j’aurais fini … Par contre, on n’est pas dans ma partie de 500m de course … Mais bon, devant ce sourire, je suis obligé de trottiner , mais quand arrive la côte du pont, mes démons de marche reviennent …
Lise redevient arbitre, car une fille allait se faire ravitailler par son homme, et du coup, elle intervient, moi, je continue en marchant … Elle me rattrape un peu plus tard, m’engueule, et me dit qu’elle ne va pas rester avec moi toute la course à me surveiller … Je lui dis d’y aller, que je la rejoins … Elle part, et je continue mon rythme 1.5km marche, 500m course.
J’arrive tranquillement au 7e km de la boucle, et je me dis qu’il faudrait peut être que je passe à 1km de course pour voir ce que ça donne. Mais cette partie, je la trouve pas mal sur le parcours, on aperçoit le dernier pont, et du coup, quand j’ai fini mon km de course, je me dis que je vais bien prolonger jusqu’au ravito, ce que je fais, et là, je ne trottine plus, je cours, je suis à peu près en 6’ au kilo,  donc je me sens hyper bien, je continue donc de courir jusqu’à l’arrivée.

Le speaker m’a un peu loupé sur le « Pierre, you’re an ironman », car j’ai du arriver trop vite , mais ce n’est pas grave, je fais mes « dabs » d’arrivée, et la petite danse rituelle de franchissemnet de ligne.
Je vois que j’ai limité la casse en faisant moins de 6h au marathon, je ne sais pas le temps global, je le découvrirai à la gravure de la médaille.
Je fais 13h48, donc au dessus de mes 13h visées, mais c’est 1h de moins que mon meilleur temps, et 2h de moins qu’à  Lanzarote il y a  2 mois, donc c’est quand meme une grande satisfaction.
Je vais me doucher, je vais me faire masser, et en allant manger, je recroise Lise, l’arbitre, je lui dit que j’ai fait les 4 derniers kms en courant vraiment bien, que c’est dommage qu’elle ne m’ait pas vu … Elle me dit que c’est extraordinaire ce qu’on arrive à faire, je sens l’émotion monter en elle, et elle me serre dans ses bras, elle me fait la bise, hésite, puis me roule une pelle … Bon, là, j’avoue, je me suis un peu emballé dans mon récit, tout est vrai, sauf la pelle :D

Bilan

Une bonne course tout de même, cela reste magique de finir un IM
La natation, il va falloir que je revois des choses, essayer de voir comment Manu fait, car je peux vraiment gagner du temps, ce n’est pas énorme, mais ça sera du moral en plus avant d’attaquer le vélo.
Le vélo, il faudrait que je fasse pareil à toutes mes courses :)
La cap : il va falloir que je cours au moins 10k après des grosses sorties vélo je pense, et que je m’embarque des immodium sur moi pendant la cap, ça peut peut être aider.

"Mon prochain IM, je ferai moins de 13h !"

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Publié par Stéphane pour Pierre B.

vendredi 31 août 2018

IM Vichy 2018 : Cette année stupeur, il n’est pas prévu de canicule !

Petit CR de ma course d’hier, mon 9ème Ironman, le 4ème à Vichy. Autant dire que je connais le lieu ; mais cette année stupeur, il n’est pas prévu de canicule !! On pourrait même avoir froid avec 7°C le matin !

5h45 : il fait frisquet (7°C) et j’arrive dans le parc où Pierre (Blameble) a dû venir bien avant moi car il m’attend à mon emplacement vélo pour tchatcher un peu. (@Pierre : pas sûr d’avoir été très loquace, mais à la bourre et en stress je manque de vocabulaire 😉. Rituel du parc à vélo : gonfler les pneus, vérifier les bidons, vérifier les pneus, gonfler les bidons (!) … Bref, se préparer sereinement 😉

Puis direction la ligne de départ ou cette année encore nous partons en rolling start. J’y croise un pote maître-nageur (Rudy) qui pour l’occasion me claque la bise et joue des coudes pour partir avec la vague des 8 premiers. Même si cette année j’ai décidé de vraiment nager (j’avais été déçu par mes 1h02min sur le même parcours en 2016), je laisse partir quelques vagues devant moi et plonge dans les 50ème. L’eau est bonne et les sensations sont là. Je prends l’aspiration de quelques costauds et nage sans encombre les premiers 1000m. Puis le groupe se disloque et je me retrouve aux avant-postes, je fais donc l’effort pour rattraper le groupe de devant et reprends l’aspi. 1ère boucle en 27 min ça me motive, je suis parti sur un bon rythme. 2ème boucle le soleil se lève et la lumière rasante sur l’Allier est magnifique. J’en profite et relance pour finir en 54min. C’est une première bonne surprise, je ne suis pas plus fatigué que l’année dernière et j’ai gagné 8 minutes.




Go pour le vélo. J’ai mis seulement des manchettes en plus de mon trifonction. Il doit faire 9 ou 10°C, ça pique un peu mais je ne suis pas frileux. Je me suis bien répété de faire un vélo prudent alors je m’y applique et laisse passer les bolides. Il fait beau et même si les paysages ne valent pas ceux de Nice, le soleil qui se lève embellit l’endroit. Tout va bien pendant 25 km puis brouillard. Comme il fait toujours 10°C le froid me gagne. J’ai les doigts engourdis et je n’arrive plus à prendre mes ravitos, je fais tomber 2 fois mes barres/gels et reviens sur mes pas les ramasser, je dois changer mes vitesses au prolongateur avec la paume de la main. 20 km assez pénibles pendant lesquels je regrette de ne pas avoir mon T-shirt vélo (option rejetée la veille). Seul « rayon de soleil » mon beau-frère ma belle-sœur et leur fille qui m’ont fait la surprise d’être sur cette portion pour m’encourager. Puis le soleil et avec lui le moral reviennent et je retrouve l’usage de mes doigts. Fin du 1er tour (2h35) et go pour le 2ème. Pas grand-chose à signaler si ce n’est que les faux plats du 1er tour sont toujours un peu plus pentus au 2ème, et que les nombreuses apparitions de ma belle-famille et de mon fils en différent points du parcours m’ont fait très plaisir. Ma vitesse faiblit un peu et la position CLM me tire dans le dos sur les 30 derniers km. Mais au global je suis plutôt bien et termine en 5h10min.

Voilà maintenant le marathon … la partie que je redoute. J’ai passé un gros mois de juillet à m’entrainer en CàP suite à ma double entorse de Juin. J’aimerais tenir 5min au kilo, ce qui, je viens de calculer, me ferait finisher en 9h48 … surtout ne pas s’emballer. Alors je ralentis dès les premiers kilomètres et lutte pour ne pas courir plus vite que 4min50. Je suis étonnamment bien et les 23°C me semblent rafraîchissant en comparaison des 33, 35 ou 41°C connus sur des éditions précédentes. Je retrouve mes supporters, tout va bien je gère … pendant 5km. Puis insidieusement la vitesse faiblit. Je suis toujours en 5 min au kilo mais aucun besoin de me freiner … Au kilomètre 10 je suis en 5min10, sans douleur mais je sais que le déclin est certain. Au 14ème j’entre dans le dur et prend la résolution de ne pas marcher et de serrer les dents jusqu’au 20ème atteind en ~1h44. Je réalise que si je ne marche pas je fais forcément mieux que mon record, c’est donc mon seul moto « Ne pas marcher ». J’entame la routine « courir jusqu’au prochain ravito, m’alimenter et repartir ». Les kilomètres ne comptent plus, seul le chemin qui me reste pour atteindre le ravitaillement suivant compte. Je vérifie simplement de temps à autres mon allure et suis rassuré par les 5min50s au kilo de mon polar. Je suis de plus en plus hermétique à l’environnement, c’est une lutte intérieure : ne pas marcher. Fin du 3ème tour, je n’ai toujours pas marché, l’arche d’arrivée indique 9h02 … si je tiens je fais moins de 10h15. C’est reparti pour le même rituel. J’ai encore croisé mes supporters « à fond » (merci encore) et également Pierre à son 2ème tour avec qui j’ai échangé quelques mots. Il m’a eu l’air en bien meilleure forme que moi. Dernier passage du Pont de l’Europe, cette fois je la tiens cette perf !! Plus que 2 kilomètres, je savoure l’instant et accélère (un peu) pour assurer le sub 4h00 aumarathon. Arrivée dans le stade, ça y est je l’ai fait 10h08. Ce n’est pas sub 10 mais c’est quand même pas mal ! Ouf !!!




Publié par Stéphane pour Emmanuel.

jeudi 21 juin 2018

Mon chemin de croix pour l’Alpsman !

Préparation au top puis catastrophe...

Trois mois d’entraînements en course à pied solides couplés avec du home trainer et un peu de natation me laissaient présager de bonnes choses pour la saison.
Après une inscription à l’Alpsman, je me suis dit qu’un half IM le weekend précédent pouvait être un bon dernier test même si ça pouvait être risqué : bim inscription au Ventouxman !

A 3 jours de la Sky Gran Canaria (72km), dernier fractionné et à 500m de chez moi un cycliste me renverse. Direction hôpital et radio. Résultat : triple fractures de la mâchoire et 2 dents en moins. Nous sommes le 11 avril. Première question que je pose : quand est-ce que je peux reprendre le sport? La réponse cinglante « quelques mois » résonne encore dans ma tête...

Post opérations

Opération le 13 avril, un peu plus de 4h sur la table avec 3 chirurgiens, plaques au menton et mâchoire gauche, puis début de la nourriture molle (soupe, mixer etc.) : bonheur ! On m’autorise à faire de la marche rapide donc je passe deux à trois heures par jour sur un tapis de gym incliné à 15%. Je fais quelques entorses à la règle avec un peu de home trainer sans forcer pour pas faire exploser les points de sutures et surtout respirer me fait mal car il faut ouvrir la bouche lors de l’effort. Psychologiquement c’est difficile...

Une dizaine de jours plus tard, je rentre 2 semaines en France où je fais pas mal de vélo à basse intensité sans jamais forcer dans les montées. Je cours un peu, toujours sans vitesse ~10/12km/h (quand on a pris l’habitude du footing à 13.5/14 km/h c’est une belle régression).

Les différents avis donnés par les assistants chirurgiens de l’hôpital public à propos du sport et de la reprise m'incite à aller voir un spécialiste dans le privé. Après une nouvelle radio, la conclusion est sévère : il faut opérer à nouveau au plus vite 4 semaines après la première opération car l’os du côté sans plaques n’est pas soudé correctement. Nouveau coup dur... Je veux un avis français sur la question : diagnostic confirmé mais les deux me disent que la reprise du sport peut se faire assez rapidement contrairement au précédent.

Je fais une dernière sortie longue la veille de mon opération car je sais que ce sera compliqué par la suite avec les douleurs de retour.

La seconde opération a lieu le 23 mai. Cette fois, seulement 2h et 2 chirurgiens. Le chirurgien me dit que je peux a priori refaire du vélo assez vite et courir après une semaine si la douleur le permet. Il me demande si je veux toujours faire mon IM, réponse affirmative sans hésiter. Pas de contre indication selon lui même si il se peut que je ne sois pas au top de ma forme avec la fatigue de l’opération et le manque d’entraînement. Effectivement l’anesthésie générale me met encore plus KO que la première : une grosse semaine après et je me sens toujours assez faible, à quelques jours du Ventouxman et à moins de 10 jours de l’Alpsman. 

Le Ventouxman

J’arrive la veille de course sur place avec peu de repères depuis l’opération : home trainer avec session de 1h et deux footings. Je me suis forcé à nager 10km sur les 10 jours précédents la courses car je n’avais pas mis les pieds dans une piscine depuis le 10 avril... autant dire que c’est pas sur la natation que je risque de faire la différence ^^

Samedi : retrait dossard et reconnaissance des 10 premiers kms en aller retour et j’enchaîne sur 15min en cap, les sensations sont pas trop mal.

Dimanche :

Natation 

Je pars en retrait et bien sur le bord pour pas prendre de coups dans la mâchoire. Pas d’objectif de vitesse, juste faire attention : 37 min. Loin des 28/29 minutes initialement prévu. Je suis alors 230eme sur les 678 particpants au départs. Transition assez lente (5min) pour éviter de me mettre un coup dans la mâchoire en enlevant la combinaison et c’est partit pour le vélo. A priori il n’y aura pas de pluie mais seulement des nuages. Bonne nouvelle, il ne fera pas trop chaud et on sera sec.

Vélo

Les 30 premiers kms sont assez plats et je perds inévitablement du temps car je ne me suis pas entraîné à des vitesses élevées et surtout le plat n’est pas mon fort... ça double vite, très vite avec tous ces gens qui ne jurent que par les prolongateurs, on en reparlera dans la montée ! Les 35 suivants constituent un faux plat montant avec environ 500m de dénivelés : c’est pas beaucoup mieux et je ne veux pas me cramer 6 jours avant un IM. J’arrive donc au pied du Ventoux en 277eme position... soit environ 20min derrière le top 10.

Ravi de trouver enfin ce col (21km et 1500m de d+) je double un très grand nombre de personnes dont des amis et ma maman qui étaient là pour la course aussi (il aura fallu attendre la montée pour les doubler !). En plus les sensations sont excellentes, je suis en danseuse (position que je préfère quand je suis en forme) pendant quasiment toute la montée : 42eme temps pour le Ventoux en 1h33. Maintenant on mouline un peu dans la descente assez courte de 8km pour arriver à la station de ski du Mont Serein.

Temps vélo : 3h53 pour 94km (99eme position)

Cap

Je me sens frais en posant le vélo et ça se confirme en commençant à courir. Il faut parcourir 4 boucles de 5 kms avec 120m de d+ chacune. Parcours très sympa mais exigeant car il faut relancer souvent, que ce soit en sortie de côte ou en fin de descente.

Sur cette partie comme pour la montée du Ventoux, je ne fais que doubler et je boucle les 4 tours en 1h34 avec une belle régularité de ~23min30 au tour et une 25eme place.

Verdict 

Je finis en 6h12 et à la 75eme place. Pas si mal 10 jours seulement après une opération. J’espère juste ne pas avoir brûler trop d’énergie.

La course est assez sympa, on passe dans de jolies villages en vélo et le Ventoux permet de faire de belles différences pour quelqu’un en forme.

La semaine pré-IM

Du repos lundi puis 1h de home trainer mardi matin et une petite cap le soir. Je ne me sens pas particulièrement fatigué de la course, ce qui est bon signe. Mercredi, 2km en piscine.

J’arrive à Saint Jorioz en fin de matinée vendredi, le temps de monter le vélo et j’enchaîne tranquillement 12km à vélo et 10min en cap. Les sensations sont mauvaises...

Retrait des dossards, nous sommes 432 au départ, je suis le numéro 10 : place privilégiée au parc à vélo mais malheureusement je sais que je ne pourrais pas me défendre aussi bien que je l’aurais voulu.

L’objectif initial lors de l’inscription était ~13h (1h nat, 7h15 vélo, 4h35 cap). Le profil me convenait bien avec 4300m de d+ sur le vélo et 1300m sur la cap. Étant donné que je n’ai pas pu m’entraîner à des intensités assez élevées je sais que je ne pourrais pas tenir un rythme élevé très longtemps en montagne. Contrairement au Ventoux où il n’y avait qu’un col, ici c’est 5 cols. Je revois donc mon objectif à la baisse et me dit que 14h + transitions (1h15 / 7h45 / 5h) serait déjà bien vu ma condition et le fait que je ne pensais pas pouvoir m’aligner il y a encore quelques semaines. Donc adieu le top 10 !

Alpsman : la course

Réveil à 2h pour petit déjeuner : muesli banane yaourt puis une assiette de pâtes, les deux bien mixés car je ne peux toujours pas mâcher. Je sais que la journée va être longue en ne prenant que des gels. Petite sieste de 2h45 à 3h30 puis direction le parc à vélo pour y déposer mes sacs T1 et T2. Amandine (ma copine, présente pour la première fois sur une de mes courses :-) ) et Gaël sont là pour m’accompagner et surtout m’encourager :)

Natation 

A 4h30 on embarque sur le bateau qui va nous lâcher au milieu du lac d’Annecy. Pas trop de stress, je sais que je ne vais pas faire de performance, juste un peu d’appréhension pour la natation : entre peur de prendre un coup à la mâchoire et mon peu d’entraînement pour ce genre de distance. Je suis dans les 10 derniers à sauter du bateau. J’avais pas pensé qu’il fallait alors nager 50m pour aller sur la ligne de départ : petit coup de stress à moins de 3 min du départ !

J’arrive derrière la meute près à s’élancer et à peine le temps de souffler que le départ est annoncé : 5h30. Je pars à mon rythme, toujours un peu de mal à respirer vu que je n’arrive pas à bien ouvrir la bouche.

A mi-parcours, je suis déjà claqué mais mon chrono est honorable (35min). A 3km, des crampes apparaissent aux mollets. Ce n’est pas la première fois, je sais que ça partira une fois sur le vélo mais ça ralentit un peu.

Je finis la natation avec un peu plus de 4km à la montre, bon ok ya des moments je n'ai pas nagé super droit mais avec une mâchoire cassée c’est dur de lever la tête et regarder droit devant en nageant je vous assure !


Le chrono : 1h12 (190eme) pas terrible mais n’ayant pas nagé pendant 6 semaines et repris 2 semaines avant la course il vaut mieux voir le bon côté des choses !

Je sors de l’eau sans voir ni Amandine ni Gaël, je leur avais donné mes temps révisés mais je suis sortit un peu en avance. Ils seront là sur la seconde partie !

Vélo 


Après une transition très correcte (4min) par rapport à ce que je fais habituellement, je pars pour la première ascension du jour : 29km pour 1400m de dénivelé avec une courte descente au milieu. Je décide de partir tranquillement car la journée sera longue et je ne sais pas combien de temps je pourrais tenir à un rythme élevé. Je me dis que le plus prudent est donc de partir à une vitesse assez basse quitte à être frustré par tous ce monde qui double ! Le pédalage en 34x23 commence.

J’arrive donc au premier tiers, petite descente puis c’est partit pour le Semnoz ! Les sensations sont mauvaises, je ne sens me pas super bien, les jambes un peu lourdes, ça ne mouline pas aussi bien que lors de la montée du Ventoux le weekend précédent. J’arrive en haut de la première difficulté en ayant commencé à doubler enfin des gens.

Longue descente dans laquelle j’ai faillit partir tout droit dans un virage dès le départ, j’essaye donc de faire plus attention par la suite. Après une douzaine de kms on attaque la seule partie plate du parcours qui ne dure que 15km, je roule sans forcer et j’arrive au pied du second col. Je vois alors au ravitaillement Amandine et Gael qui me donnent un nouveau bidon, c’est toujours agréable de voir des visages connus :) Lors de la montée jusqu’au col de Plainpalais (12.5km à 5% de moyenne), j’ai de meilleures sensations qu’au début mais je me dis que j’accélérais au second passage : en effet nous devrons passer deux fois à ce ravitaillement avec une boucle de 50 kms et 2 cols.

Je continue à doubler, pas besoin de beaucoup forcer pour monter à une bonne allure, je me sens ok en haut et c’est partit pour la descente : moins technique que la première et les vitesses sont beaucoup plus élevées (80km/h au compteur quasiment sans pédaler). Viens alors le col le plus dur en terme de pourcentages : 8.5 kms à 7%. Le jour de l’inscription je pensais que c’était celui qui devait me permettre de faire la différence, aujourd’hui je vais rester profil bas... On monte progressivement les cinqs premiers kms, tandis que les trois derniers sont entre 9 et 10% de moyenne. Je me mets enfin en danseuse, je ramasse pas mal de monde qui coince dans les pourcentages les plus forts. On arrive au col des Près. Après une matinée nuageuse, le ciel bleu et le soleil sont apparus: il va faire chaud dans l’après-midi. Je continue à bien m’hydrater à raison d’1/2 L de boisson iso toutes les heures et demi environ. Le début de la descente est rapide mais en arrivant au carrefour qui nous permettra de rejoindre le lac et le début de la course à pied, on bifurque et on attaque un long faux plat descendant de 15 kms dans laquelle on ne peut pas s’arrêter de pédaler pour la seconde boucle. Un petit enfer. Je me retrouve avec quatre coureurs et chacun passe devant en alternance, sans drafting of course, mais au moins ça permet de ne pas s’endormir et de garder un certain rythme.


Je vois Gael un peu avant le ravitaillement qui fait la circulation pour aider les bénévoles un peu en galère. Je m’arrête à peine plus d’une minutes au stand pour manger un mélange patate douce/banane bien mixé, histoire de ne pas manger que des gels à cause de ma mâchoire. Je l’avoue, c’est pas bien car je ne l’avais pas testé avant mais bon au point où j’en suis ! Pas vu Amandine, elle me dira plus tard qu’elle était pourtant bien là. Elle découvre le monde du ravitaillement sur triathlon : c’est pas du trail, ici c’est plus formule 1 que pause café ;)

Début de la deuxième boucle, je suis au km 107. Malheureusement je commence à fatiguer, je décide de ne pas accélérer dans le col de Plainpalais et d’aviser dans le suivant... Content d’être en haut du quatrième col, un peu émoussé, je fais la descente toujours en recherche de vitesse, position qui est assez fatiguante à maintenir mine de rien. Dès les premiers virages du col des Près, je sens que je n’ai plus de jambes, finit le 34x23, je passe rapidement en 34x25. Plus le temps passe et plus je vois ma vitesse diminuer, c’est l’horreur, je n’ai plus rien dans les jambes et il reste plus de 50 bornes : le calvaire commence. Sur la fin de la montée je suis même passé en 34x28 tellement j’avais l’impression de reculer. Une dizaine de personnes me double rien que sur ce col. Je change de bidon au sommet et prends des gels. Après la courte descente, j’arrive au carrefour et je prends la direction de fin de course, assez relatif comme notion quand on sait qu’il reste une quarantaine de kilomètres.

Sur cette dernière portion, plus de cols répertoriés mais une succession de coups de culs qui vont faire mal au jambes et au moral. Il reste environ 400m de dénivelé. Après la première bosse, Amandine et Gael m’attentent au ravitaillement. J’en profite pour remplir ma deuxième gourde, leur dire que je suis claqué mais les voir me donne peu de motivation : ce n’est pas une triple fractures de la mâchoire et deux anesthésies générales en 5 semaines qui vont m’empêcher de terminer un Ironman quand même ! Come on ! C’est dans la tête, et je continue sur un rythme assez lent pour enchaîner les trois bosses suivantes. Dur, très dur pour le moral de se faire doubler par encore une vingtaine de personnes. J’arrive tant bien que mal en haut du col de LesChaux en m’accrochant de loin à un coureur de la même catégorie d’âge que moi. Bon ok cette fois je ne suis pas là pour la gagne mais j’ai encore mon esprit de compétiteur.  Enfin j’aperçois le lac d’Annecy, quel bonheur ces 13 kms de descentes. Je pédale un peu pour ne pas avoir les jambes trop raides avant d’attaquer la course à pied. J’espère juste en avoir encore un peu pour le faire, je me dis que ce n’est pas exactement les mêmes muscles donc il y a une chance que ça passe.

Pendant les trente derniers kms je commençais à faire des calculs pour savoir à quelle vitesse je devrais courir les 3 boucles de 8.4 kms pour pouvoir sonner la cloche avant 17h30 (12h de course) et monter en haut du Semnoz pour la deuxième fois de la journée mais cette fois en trail. Si je cours à 10 km/h ça passe.

Cap/trail


Je pose le vélo après 8 heures d’efforts, très loin de l’objectif initial et un peu après le temps révisé. Il est 15h. Je suis à la 104eme position. Petit plaisir avant de partir, j’avale une grosse dose de lait concentré :) Je me surprends alors et me rends compte que courir me donne de meilleurs sensations que la fin du vélo. Je décide de partir à 4min40 du km, plus rapidement serait du suicide vu que je n’ai pas fait de vitesse depuis le 11 avril...

Il fait chaud, 27 degrés, heureusement la boucle est par moment sous les arbres. On passe au début le long du lac (très sympa) pendant 4.5 kms puis on part dans les champs en passant par une sorte de zone industrielle sur 1 km moins agréable, avant de revenir au lac. Il y a 3 ravitaillements sur chaque boucle sur lesquels j’en profite pour me renverser un ou deux pichets d’eau sur la tête et essayer de faire refroidir le corps.


Je finis la première boucle à un peu plus de 12.5 km/h de moyenne (17eme temps). J’ai doublé pas mal de monde, le moral est revenu et les encouragements, deux fois par tour, d’Amandine et Gael me donnent de l’énergie. Un gel et je commence la deuxième boucle. Le rythme chute un peu, je commence à avoir des maux de ventre. Je me bats un peu plus pour garder le rythme. La première féminine, que j’ai rattrapé au début de son dernier tour lorsque j’attaquais mon second, me talonne. Je dois m’arrêter pour une pause « tactique » à la fin de la boucle. Je termine le second tour avec une vitesse moyenne de 12 km/h, j’ai réussi à conserver une allure correcte (39eme temps). J’aurais bien aimé qu’Amandine fasse les 8 bornes suivantes avec moi mais ce n’était pas officiellement autorisé. On ne va pas risquer un carton. Ce sera donc un nouveau gel, de l’eau et c’est tout ! Après coup je me dis qu’avec tous les VTTs ou même coureurs qui accompagnaient un participant, ce serait passé.

Je sais que je vais passer la barrière horaire mais la fin du parcours est difficile et j’arrive à la cloche en me demandant bien comment je vais faire pour grimper là-haut. J’ai mis 2h05 pour effectuer les 25 premiers kms, soit une vitesse moyenne de 12 km/h. Environ 15/20 minutes plus long que ce que je souhaitais faire à l’origine mais en ligne avec la révision. Je change mes chaussures de route pour une paire plus adaptée de trail, je sonne la cloche et je commence à marcher (oui je suis un peu mort maintenant!) sur les premiers 800m en compagnie d’Amandine et de Gael, qui a maintenant le droit de me suivre jusqu’au sommet : 16km pour un peu plus de 1300m de dénivelé. Je suis 63eme, belle progression sachant que je n’avançais plus du tout sur le vélo !

Je recommence à courir sur un faux plat montant bien usant. Gael m’aide beaucoup et me permet de courir (ou plutôt trottiner) après des côtes trop sèches qui m’ont contraint à marcher. Les 10 premiers kilomètres sont durs car il faut courir souvent sur un terrain assez boueux par moment, avec quelques courtes descentes, et nécessitent énormément de relances. Mais c’est quand même plus agréable d’être à deux ;) Je continue à doubler pas mal de personnes.

Le plus gros du dénivelé se situe sur les 5 derniers kilomètres. Les jambes sont dures. Aux 3 ravitaillements de la montée, ne pouvant plus ingurgiter de gels (trop de sucres), j’ai adopté la stratégie « tucs dans un verre de coca » pour qu’ils deviennent bien mous et soient facile à avaler sans mâcher. Manger saler me fait du bien.

Come on ! Nous sommes à 2 kms de l’arrivée et nous apercevons enfin le sommet après un long moment dans la forêt au frais. Le soleil à cette heure n’est plus dérangeant et le paysage est magnifique. Je vois 3 concurrents pas très loin devant. Gael me motive. Je décide alors de tout donner pour les doubler. C’est les yeux humides, de douleurs, que je double le 3eme à 200m de l’arrivée et que je passe l’arche finale : 14h20. Amandine était là pour notre arrivée, heureuse que ce soit terminé sans que je ne me sois fait mal à la mâchoire. Je me classe 36eme sur la partie course à pied.


Conclusion

Le temps final est assez anecdotique. Le classement également : je finis à la 43eme place. Malgré ma belle remontée sur la partie course à pied, je pense honnêtement qu’avec une préparation non tronquée et une mâchoire non cassée, j'aurais pu terminer dans mon objectif de 13h et accrocher le top 10. Nous ne le serons jamais et avec des si on gagne à Kona ! Je suis malgré tout content d'être allé au bout de la course et le volume ne sera pas perdu pour la suite de la saison.

Selon moi le parcours vélo est challengeant sans être trop dûr si l'entrainement a été suivis : il n'y a pas vraiment de cols avec des forts pourcentages de bas en haut comme à l'Evergreen ou au Swissman par exemple. Les paysages sont sympas, avec la natation dans le lac d'Annecy et l'arrivée en haut du Semnoz avec une superbe vue.

Après la course, j'ai vu mon chirurgien privé qui m'a demandé le résultat de ma course et n'y croyait pas au début. Il pensait que j'abandonnerais dû à la fatigue des deux anesthésies générales et du manque d'entrainement. Je lui ai répondu que lorsque la tête le veut, le corps le peut :)

Maintenant, cap sur l'objectif principal de la saison : la Diagonale... en espérant qu'après une nouvelle anesthésie générale prévue début juillet je sois tranquille jusqu'en octobre.